En ce mercredi 12 août 2026, tandis que s’en vient, en soirée, une éclipse quasi totale de soleil visible depuis... là où je me trouve (le Sud-Ouest) et dans des conditions optimales (ciel entièrement dégagé, pas de nuages prévus) je vérifie enfin, après deux des trois injonctions normalement envoyées aux blogueurs de la plate-forme, que mon abonnement sera bien renouvelé sans action particulière de ma part. Et comme toujours en pareille occasion je me dépêche de poster quelque chose, comme pour... comme pour quoi, au fait? Pour justifier un renouvellement alors que je n’écris plus? C’est idiot: quelques lignes à l’arrache ne compensent pas un silence exagérément long - je ne suis plus venue là depuis la fin de janvier, soit presque huit mois. La plus longue absence jamais consentie en dix-sept années de blog. D’autant que, sans rien écrire, je souhaite malgré tout - du moins pour le moment - conserver cet espace «au cas où» la velléité scripturale me reprendrait de manière régulière (bien que je n’y croie pas trop!) et, surtout, garder le contenu de cet espace en l’état c’est-à-dire exempt de publicité. Même laissées en dormition (à fur et mesure que coulent les mois puis les années, la liste des archives s'amenuise, toujours davantage), je ne tiens nullement à voir ces pages où persiste à palpiter une bonne part de moi encombrées de ce que je déteste le plus parmi ces innombrables scories qui polluent la vie quotidienne: LA PUBLICITÉ! voir fleurir des publicités ici ce serait comme si ma personne, mon être de chair et de pensée, était gangrené par des organismes invasifs, en croissance perpétuelle et s’agrégeant à leur hôte jusqu’à ce que celui-ci suffoque et meure.
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Ô certes, je suis promise à la tombe et nul déni ne pourra jamais me préserver de cette échéance, quelque force que j’y emploie (et Dieu sait que j’en use, de l’énergie mentale à fuir cet âge maudit, ce «temps qui passe», ce temps assassin qui détruit et efface tout sur son passage après l’avoir inexorablement décrépi…). Mais n’étant pas encore morte ni tout à fait nullifiée par la déchéance, je fais en sorte de préserver ce qui peut être préservé. En outre – sans doute est-ce cela «être vivant» – j’ose croire, voire espérer, que le temps reviendra où j’écrirai de nouveau, introspectivement ou pas, peu importe.
Oui, en ce sens, je puis dire que «j’ai la foi» – sans cierge et sans prière (quoique...), mais cela reste une foi. Ce que fera l’avenir de cette foi ? À voir…