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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 13:37
Appel à spectateurs

Depuis quelques années, je suis abonnée à la gazette En attendant... Paris. Cette infolettre électronique créée par Pierre François est envoyée chaque semaine à plus de dix mille d’internautes; elle tient en une page et trois colonnes, l'une consacrée à un spectacle de théâtre, la deuxième à une exposition et la troisième propose des invitations – en moyenne une trentaine par livraison réparties en deux ou trois spectacles et différentes dates dûment précisées – dans certaines salles de la capitale et de la proche banlieue. Tout le monde peut aisément en profiter puisque la seule condition à remplir pour cela est de réserver sa place pour l'une des représentations mentionnées, par téléphone ou courrier électronique en indiquant "de la part d'En attendant... Paris", puis de se présenter au jour dit à l'accueil du théâtre avec une impression du numéro où figurait l'invitation. Ce n'est pas tout: il y a, en bas de page, un mot examiné à la loupe étymologique, et une citation littéraire – un attachement à la langue dont témoignent, en outre, des liens affichés avec l'Association de défense et de promotion de la langue française et de la francophonie (A.L.F.) et le site Défense de la langue française.

Dans son numéro 270, la gazette a lancé une nouvelle initiative: certaines invitations comprennent une rencontre avec les comédiens après la représentation. Les premiers spectacles pour lesquels sont proposées de telles rencontres, à raison de dix invitations chacun, sont Le Baiser de la veuve, d'Israël Horovitz, au Théâtre douze, le 7 novembre, et Œdipe roi, de Sophocle, au théâtre de l'Aquarium, le 19 novembre. Pour ce dernier, au moment où j'écris ces lignes, seules trois demandes, dont la mienne, ont été reçues par la rédaction de la gazette. Trois personnes seulement... un contingent un peu trop maigre pour exiger des artistes qu'ils s'attardent après le spectacle! Alors même si ces pages ne sont guère lues, j'en noircis tout de même une avec l'espoir qu'elle amènera à l'Aquarium les quelques amateurs de théâtre qui manquent encore pour que la rencontre puisse avoir lieu et être un beau moment de partage...

Pour obtenir une invitation à ce spectacle, envoyez sans tarder un courriel à earedac@gmail.com

Et profitez-en pour vous abonner: En Attendant... Paris c'est, chaque semaine, la possibilité d'aller gratuitement au théâtre sans autre condition que de réserver assez tôt et d'imprimer une page électronique...

Hebdomadaire En Attendant... Paris
Directeur de la publication:
Pierre François
BP 20130
75562 Paris
Cedex 12

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 09:35
Radicale impuissance

Au seuil de l’intention, du désir de… mon geste s’est affaissé.

Lamentablement sur lui-même, tel le linceul soudain vidé du fantôme qui l’animait.

Mort-né il est devenu poussière avant que d’avoir pris corps, laissant derrière lui une trace, elle assez tangible pour que j’en garde en tête toute une amertume.

Images, et mots, et phrases rêvés, aériens et irisés alors, ne sont plus que flétrissures à l’orée de la page.

Encore et toujours, cette sempiternelle désertion, la dérobade du vouloir-faire face à l’imminence de la réalisation.

Et pourtant, pareilles à la main qui continue de se tendre quand les sables mouvants achèvent leur œuvre de mort, ces bribes, là...

Seront-elles la branche salvatrice qui tirera de sa boue ce qui veut être dit et le crie mais s'obstine à se terrer dans l'informe?

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 09:22

Blafarde l’aube

Livide et tumescente la ligne d’horizon
là-bas en ce matin d’automne
où la lumière filtre entre les nues lourdes d’orages inadvenus

Atroce l’éveil, où l’âme suffoque
et le corps sue
léché par les souvenirs cauchemardesques comme par autant de langues immondes.


Bienvenue dans le jour qui commence.

6 octobre 2013
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 09:36
La hâte Brassaï

Je sors du wagon précipitamment, me rue sur le quai et gravis à toute vitesse les marches qui mènent à l’extérieur – comme toujours, ou presque, je n’ai que peu de marge devant moi pour être à l’heure à mon rendez-vous. Une dizaine de minutes au bas mot, juste le temps de couvrir, en marchant d’un bon pas et en comptant qu’aucun feu passé au rouge ne m’imposera de m’arrêter, la distance séparant la bouche de métro du lieu où je suis attendue. Alors j’avance les yeux rivés droit devant moi, tendus vers mon point d'arrivée que bien sûr je ne vois pas, comme si cette tension devait suffire à effacer tous les obstacles potentiels... De la même façon qu'on se fraie une voie dans un chemin abandonné en fauchant les buissons qui l'obstruent, je marche en m'efforçant de chasser de mon esprit toute pensée parasite qui pourrait me distraire de ma préoccupation principale: ne pas être trop en retard.

J'ai beau sentir, avec une impressionnante acuité, une multitude d’informations me traverser – sons, images, effluves... – dont certaines commencent déjà d’agréger à leur suite, avant de s’évanouir, un début de réminiscence, de réflexion… je tâche de n'en laisser aucune occuper vraiment ma conscience. Un éclair pourtant m'a coupé dans ma détermination, au point que je me suis arrêtée devant la librairie Delamain* pour m'emparer d'un livre que j'ai tiré du bac sans réfléchir après en avoir à peine parcouru la quatrième et découvert le prix, tracé au crayon sur la couverture. 6 euros. "Tout à fait compatible avec mes finances", ai-je songé avant de prendre ma place dans la queue, heureusement courte, qui s'était formée à la caisse. Fi du probable retard, et de mes euros raréfiés... à cause d'un très bref saisissement: celui d'un nom, BRASSAÏ, entraperçu en grands caractères orange se détachant sur le fond d'une photographie noir et blanc. Encore aujourd'hui, je me demande comment, plongée dans un fouillis sensoriel que je maintenais confus à dessein afin de garder le cap que je m'étais fixé, j'ai pu être ainsi happée par une image aussi fugace et comment, après elle, se sont enchaînés les multiples facteurs qui m'ont poussée à ce geste irréfléchi.

Il m'apparaît, maintenant et tandis que j'écris ces lignes, comme une sorte de petit miracle. Non parce qu'il a mené dans ma bibliothèque un ouvrage que je suis heureuse de posséder, mais parce qu'il me laisse, un peu plus d’une semaine après, le souvenir vif d'une fulgurance, celle de cette décision prise sans que je me sois auparavant interrogée en mille directions – le souvenir aigu d’une intention qui, en une fraction de seconde, est née, s’est épanouie et a été vécue jusqu’à son plein accomplissement. Au bout de ce souvenir, une grande joie perdure de n’avoir pas renoncé, qui surpasse celle d’avoir acquis à bon marché et sans l’avoir prémédité un livre dont je n’ai appris l’existence qu’en l’achetant. Il est si rare que mes intentions aillent ainsi du bourgeon à l’entière floraison et se dissolvent dans cette plénitude! D’ordinaire elles se dessèchent à l’état encore embryonnaire, se racornissent et crissent comme du vieux papier en mourant, ne laissant dans l’âme que la triste morsure, et amère, du regret d'avoir voulu sans faire .

Brassaï, Lettres à mes parents (1920-1940) (traduit du hongrois par Agnès Jáfrás), Gallimard, 2000, 336 p. - 24,39 €.

*Librairie Delamain
155 rue Saint-Honoré
75001 Paris.
Tél.: 01 42 61 48 78.

NB - Le site hélas ne le dit pas sur sa page d'accueil et il faut aller chercher l'information sur cette page-là: la librairie offre un magnifique rayon de livres anciens dont la vitrine, régulièrement renouvelée, donne un si bel aperçu qu’il est bien difficile de résister à la tentation, d'autant que certains ouvrages affichent des prix tout à fait abordables pour des budgets très moyens. Mais il y a aussi, à l'extérieur, un bac rempli de livres à tout petits prix qui, de juin à septembre, tend les bras au chineur et à tous les passants qui, comme moi, ont le regard glissant – des prix en effet si serrés que la main peut suivre le regard dans ses errements sans que la bourse en soit trop durement allégée.

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 14:21

De la formule au sens...

Je suis las de voir le metteur en scène, le plus souvent prétentieux et de surcroît parfaitement inculte, s’interposer entre Shakespeare et moi. Entre Molière et moi. Entre Tchekhov et moi, écrit Jacques Julliard dans Marianne n° 852, filant comme à la quenouille quelques considérations à propos du festival d’Avignon. Un peu plus loin, toujours méditant sur ce même festival, il dit ne pas aimer qu’on lui confisque le texte – s’érige-t-il en propriétaire dudit «texte» pour ainsi en redouter la confiscation? À peine avais-je lu ces lignes que je rétorquais in petto au chroniqueur: «Alors il ne faut pas aller au théâtre! À quoi bon prendre un billet pour une représentation si vous ne supportez pas l’interposition du metteur en scène quand le propre d’un texte “théâtral” est justement d’être destiné à la mise en scène, au sens le plus concret de l’expression? Vous n’avez qu’à rester chez vous, dans votre fauteuil, le texte en main et seul en tête à tête avec lui pour le lire à la manière d’un roman, d’un essai, d’un recueil de poèmes ou de nouvelles – en mode “pour-soi”…» Et d’ailleurs, est-ce bien le metteur en scène qui est responsable de la «confiscation» du texte? N’est-ce pas plutôt le comédien dont l’élocution laisse à désirer qui lui porte atteinte et le confisque au spectateur en en troublant les grâces? Car après tout, aussi conceptuelle et alambiquée que soit la mise en scène, si les comédiens ont une diction irréprochable et des inflexions justes, les phrases seront correctement portées, entendues, et, donc, préservé le texte. Il est vrai cependant qu’en ce qui regarde le sens profond ‒ cette épaisseur que donne à l’œuvre écrite la «mise en scène» ‒ il sera sans doute difficile de le pénétrer si, en effet, le plateau est encombré de symboles à décrypter, d’objets par trop énigmatiques ou, au contraire, vide de tout au point que la perception du spectateur est laissée bride lâchée, sans aucun repère où s’accrocher. Dans l’un ou l’autre cas, par le trop-plein ou l’absence totale, on est perdu autant qu’égaré… mais nullement coupé du texte pour peu que les comédiens le disent avec justesse.

C’était là une réaction des plus épidermiques et, comme souvent, des pensées touffues, parfois confuses, ont proliféré à sa suite. Je me suis ainsi rappelée que Jacques Julliard commentait le festival d’Avignon, réputé pour ses spectacles hyper-médiatiques faisant jaser davantage par l’une ou l’autre hénaurmité – l’indignation qu’ils suscitent, leur hermétisme, leur durée-fleuve… ‒ que par leurs réelles qualités dramatiques ou leur véritable valeur d’innovation. D’où j’ai déduit que ses récriminations ne visaient pas tous les metteurs en scène mais seulement certains d’entre eux, ceux à qui l’on doit ces spectacles n’ayant à l'évidence d'autre raison d'être que d'exhiber leur propre radicalité, et l’extrémisme de leurs créateurs qui se complaisent dans l'autosatisfaction d'avoir été radicaux. Je me suis également avisée que Jacques Julliard s’exprimait de manière littéraire, avec ce que cela implique de recours aux figures de style et aux formules… Or ces lignes qui m’ont tant hérissée, et que je cite en tête de cette «brève», sont admirablement cadencées, rythmées par une superbe séquence ternaire – elles relèvent bel et bien de la tournure dont on a choyé la forme au détriment du sens et qui, pour n’être pas mécomprise, exigerait quelques ajouts. Lesquels nuiraient à la musique. Mais il me semble que, si un poème peut ne reposer que sur des jeux de sons et de rythme, on est en droit d’attendre d’un article prétendant à la réflexion de fond davantage de précision que de musicalité…

Peu après cette lecture j'entendais, au détour d'une émission de France Culture – la première partie des Bons plaisirs, le 21 août – Jacques Nerson, que j'avais croisé quelques jours auparavant à Plamon en compagnie de Christian Giudicelli, l'auteur de la pièce programmée la veille, Tour de piste, dont il signe la mise en scène. Je réécoute encore aujourd'hui cette petite demi-heure avec délices: ce que dit Jacques Nerson me paraît ô combien plus riche, et plus fin, que les formules de Jacques Julliard. Et puis... il adresse de magnifiques compliments à Arnaud Denis – «un des meilleurs jeunes premiers de notre époque, un comédien absolument remarquable et un metteur en scène très intéressant» – et à sa compagnie, les Compagnons de la chimère. Je retrouve là un point de vue que je partage de tout mon cœur...

Vendredi 30 août 2013
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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 14:52

Il y a peu, j’apprenais, en écoutant le journal télévisé du soir, qu’une équipe de chercheurs avait réussi, in vitro, à reprogrammer génétiquement de vieilles cellules pour les rajeunir. C’est un immense espoir pour la médecine du futur, proclama-t-on. Et bien sûr, à une telle nouvelle, mon imaginaire s’est enflammé: comment ne pas rêver à une vieillesse dorée de mille agréments? par exemple un épiderme rafraîchi et défroissé depuis le cœur même des cellules; des articulations fluidifiées par réjuvénation interne plutôt que soulagées grâce aux anti-inflammatoires; des organes comme réveillés de l’intérieur, se débarrassant eux-mêmes et non par voie médicamenteuse des encrassures alluviales déposées là par le flux des années…

Bien vite cependant je coupai net ce fil que je commençais à tirer de ma quenouille aux fantasmes: si de tels miracles adviennent en effet dans le prolongement de cette formidable performance de laboratoire, ce sera de toute façon dans un avenir trop lointain pour que je puisse, moi quinquagénaire, espérer en jouir – aussi me suis-je efforcée, sitôt le sujet clos par le présentateur du JT, de ne plus rêver et d’oublier ce que je venais d’entendre.

Mais il est impossible d’effacer ce qui a été. Le remuement qu’a causé en moi ce bref reportage ne s’est pas apaisé – et ne s'apaisera jamais tout à fait. La réflexion s’est poursuivie, souterrainement, et n’a que mieux assassiné ce rêve d’une vieillesse que l’on pourra bientôt envisager de traverser en état de fraîcheur. Justement en vertu de ce principe selon lequel il est impossible d’effacer ce qui a été: une cellule rajeunie ne sera jamais une cellule jeune, parce qu’une cellule reprogrammée pèsera toujours plus lourd que sa semblable jeune de ce surpoids que représentent les jours écoulés; une cellule reprogrammée souffrira toujours de la blessure inguérissable d’avoir vécu – d’avoir été vieille. Une blessure qu’en termes positifs on appelle "mémoire", "expérience"…

Mémoire et expérience se paient cher, au prix des rides, des flétrissures et de toutes les autres dégradations progressives qui vous mènent à la mort sur un chemin semé d'épines...

14 août 2013
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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 15:08
KIWIRE

27 juillet 2013: plus d’un mois que je n’ai plus écrit ici… Comme souvent, seules de mauvaises raisons sont à invoquer, au premier rang desquelles cette négativité qui, maintenant presque à chaque tentative d’écriture, me fait jeter à la corbeille la moindre esquisse d’article avant que soit achevée l’ombre d’un brouillon de paragraphe. Et puis quelques soucis d’ordinateur – une ancienne machine familière qui a battu de l’aile et que j’ai dû remplacer en urgence par une nouvelle; j’ai sauté sur l’occasion pour acquérir un ultraportable (ah! comme j’en rêvais de ces petits engins si faciles à transporter, si légers, dont je me disais que je pourrais enfin tapoter du clavier à peu près n’importe où et me voilà bien déçue...). Ajoutée à tout cela l’exécration que je voue à la nouvelle configuration de l’administration de ce blog. Maudit Kiwi !!! ce formatage excessif qui empêche de varier la mise en page d’un article à l’autre m’insupporte; cela ne favorise guère une écriture déjà poussive. Mais enfin, j’étais prête à m’adapter, "faire contre mauvaise fortune bon cœur" comme on dit.


Et voilà qu’en voulant reprendre le chemin de ces noires terres – à la faveur du festival de Sarlat qui, ouvert le 22 juillet, m’a déjà fourni une riche matière – que je n’avais encore jamais délaissées si longtemps, je découvre de quoi entrer dans une rage vert kiwi… En me connectant à l’administration, je suis accueillie par une fenêtre m’avertissant que, au-delà de 45 jours d’inactivité, des bandeaux publicitaires pouvaient être automatiquement ajoutés à mon blog. Mais c’est révoltant! je ne me souviens pas avoir lu dans les conditions générales d’utilisation qu’Overblog agissait ainsi quand les blogs sont laissés trop longtemps en jachère – il est vrai que c’était en janvier 2009, bien avant Kiwi… Et ce n’est pas tout: pour pouvoir accéder aux commandes habituelles de l’administration, il me faut désormais "utiliser le reader" (mais que diable avez-vous fait de votre français, messieurs et dames d’Overblog??? ce n’est donc pas assez que les "hubs", "tags" et autres anglicismes superflus qui ont supplanté désormais des termes français tout simples et très commodes d’emploi???): je suis sommée de "choisir un blog" pour le suivre – "Vous ne suivez actuellement aucun blog. Veuillez sélectionner au moins un blog dans la liste." Mais qu’est-ce que c’est que cette nouvelle contrainte? Comme j’étais pressée de pouvoir enfin "publier un nouvel article", j’ai "choisi" un blog sans prendre le temps de l’explorer puisque, de toute façon, je me fous du contenu (enfin pas tout à fait: j'ai quand même cliqué dans la rubrique "littérature"): j’ai agi sous la contrainte et mon choix n’a aucune valeur – oh, ce commentaire aigre n’est nullement dirigé vers le(s) créateur(s) de ce blog que je n’ai même pas visité, mais contre ceux qui "gèrent" Overblog et sont bien sûr injoignables – ce qui se comprend étant donné l’énorme quantité de blogs dont ils doivent assurer la maintenance, mais qui n’est guère agréable pour l’usager. Avez-vous réussi à dégotter sur le site d’Overblog un bouton "contact" et à rédiger un message que l’on vous répond très aimablement… qu’il ne vous sera envoyé aucune réponse: le forum et les "FAQ" sont là pour vous (ah, au fait, FAQ, ça peut très bien se dire QFP, en français dans le texte: questions fréquemment posées). Imaginez un constructeur automobile qui vous inviterait, en cas de problème avec le véhicule que vous venez d’acheter, non pas à revenir vers votre concessionnaire mais à aller fréquenter en ligne la "foire aux questions"…
Ah! si j’étais geek j’aurais déjà remballé mon contenu, claqué la porte de cette "plateforme" que je hais, et tâché de trouver ailleurs où nicher. Mais, outre que je suis une internaute tout ce qu’il y a de plus basique, je suis aussi d’une inertie crasse. Aussi vais-je sans doute bouffer du Kiwi encore pour quelque temps, quitte à souffrir de violentes remontées acides.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 18:26

Mercredi 8 mai 2013

Me voilà aux prises avec la «nouvelle version» d’Overblog – en préparation depuis plusieurs mois, mais je n’y avais guère prêté attention : à vrai dire je ne comprenais pas grand-chose à ce qui était exposé dans le message d’information, ni les avantages que procureraient les futurs changements, ni ce que recouvraient les nouveaux services, les nouvelles possibilités… et encore moins ce que ces modifications allaient entraîner dans mes habitudes de mise en page de textes et d’images. Dès la fin de l’an passé, j’étais, avec tous les autres overblogueurs, invitée à tester la nouvelle version en créant un blog par son truchement, histoire de l’explorer par le menu, sans enjeu majeur, et ainsi de me «faire la main» afin d’aborder sereinement et déjà habituée à d’autres réflexes le prochain transfert de mon blog. Je n’ai pas suivi ce judicieux conseil: je n’avais rien à exprimer qui ne puisse tenir en Terres nykthes; de plus, ce qui me brûlait la pensée au lieu d’irriguer ma plume restait à se carboniser en moi et à fuliginer jusqu’à choir en cendres. Créer un second blog à fin d’exercice, m’amuser à choisir un nom, des thèmes, des couleurs, des polices… aurait pu être un dérivatif amusant à mes sombres dispositions mais voilà: plus l’humeur est au plomb et plus on incline à rechercher le morne, le triste – le plus gris que gris… Donc pas de test de la nouvelle version en avant-première.

Mais quand même… sans être une web-experte, je me doutais bien qu’à trop retarder le transfert, viendrait un jour où mon petit coin de toile serait trop obsolète et que cela me confronterait à de sérieux problèmes. Voici donc trois jours, j’ai franchi le pas et, une fois connectée à l’administration de ces noires terres, j’ai cliqué sur le bouton "démarrer la mise à jour». Un saut dans le vide: j’étais avertie que l’opération était irréversible – «Voulez-vous continuer?" Ben… de toute façon, j’y aurais été forcée un jour ou l’autre, non? Alors autant y aller tout de suite. J’étais également avertie que je n’avais rien à faire, que tout mes contenus seraient transférés et que l’équipe d’Overbolg se chargeait de tout. J’allais être avertie par courriel quand la mise à jour serait achevée. Mon blog n’étant sans doute pas parmi les plus lourds ni les plus complexes, l’opération fut pliée en quelques heures. C’était dimanche dernier. Depuis, je patauge dans cette nouvelle administration, je ne parviens pas à trouver mes marques, j’ai réussi à configurer à peu près l’essentiel mais tout cafouille dès que je veux non plus accéder aux anciens contenus mais en créer de nouveaux. Je n’ai toujours pas compris comment importer des images et les insérer là où je veux… et puis cette submersion de jargon – les "catégories" sont devenues des "tags", les "volets" des "widgets", on y cause de "hub" social quand à l’évidence il s’agit de "réseau" social… Quel malaise! Avais-je besoin de cela moi qui ai déjà, et de longue date, la plume et l’œil photographique en berne…
Ce nouvel environnement m’est de plus en plus hostile – et je ne m’y aventure que depuis trois jours. Pas moyen d'insérer des images centrées, ni de créer des lettrines. Mais sans doute ai-je mal lu le tutoriel???
Quelle issue à cette incursion en terre inconnue?

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:51

Dernière attente

 

 

Elle est là dans l’âtre du jour
Toute braise éteinte
Comme au deuil de l’hiver
Seule et cendreuse, sans plus rien attendre des heures à venir
Demain, c’est sûr – nul printemps: elle sera partie.


 

atre-du-jour TN

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 18:38

Comment prendre pied dans la journée qui commence quand, au réveil, on sort d’un rêve où l’on s’est senti mourir tandis que l’on implorait le destin de surseoir encore, le souffle court déjà et le lent engourdissement létal figeant le corps entier:

"Non! pas maintenant… j’ai encore tant de choses à faire…"?

L’on s’éveille pourtant, mais avec le sentiment aigu, plus aigu qu’il ne l’a jamais été même au plus noir des deuils, des peurs et des déprimes, que la mort est imminente, là derrière la porte de la chambre que l'on va bientôt ouvrir sauf à rester terré sous ses draps…  

 

L’on s’éveille en effet, mais paralytique, vidé de tout désir, déserté par toute envie de "faire" et même de penser, de mettre en branle fût-ce un seul neurone. Comme si réduire au silence son corps en ne bougeant pas et son esprit, son cœur – son âme – en cessant de vouloir, de raisonner, pouvait en quelque manière stopper le cours du temps, ce flux mortifère qui entraîne vers l’abîme inexorablement, quoi qu’on fasse.
Croire cela est aussi naïf que de s’imaginer acquérir autant de sursis supplémentaires avant de rencontrer les ciseaux d’Atropos qu’on laisse d’actes, de projets en suspens à la fin de chaque jour. Sans doute cette idée, qui relève de la superstition, est-elle à l’origine de toutes les procrastinations…

 

C’est du moins, au sortir de ce rêve, l’angle sous lequel j’ai regardé le monceau d’inachèvements en tous genres qui encombrent mes tiroirs, mes fonds de placards… et mes pensées. Projets ou objets, des choses commencées, entrevues, désirées puis laissées à l'abandon, inabouties – et bien cachées – se sont amoncelées, pourrissant à mon insu mais, au bout du compte, dégageant de ces fétidités auxquelles je ne peux plus rester sourde. 

 

Cet éclair de lucidité me vaudra-t-il de ne plus "inagir" indéfiniment? Car enfin, il serait temps pour moi de comprendre – de comprendre vraiment, et non plus dans le seul ordre du raisonnement intellectuel qui en fait n’engage aucunement ma personne dans sa totale réalité ontologique, qu’au geste sécant de l’Impitoyable il n’existe aucune parade – ni prière, ni rituel propitiatoire… rien. RIEN. Et surtout pas ces minables expédients superstitieux auxquels je ne parviens pas à me soustraire.

 

 

les-tresors-caches.jpg

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  • : Terres nykthes
  • : Ce blog au nom bizarre consonant un rien "fantasy" est né en janvier 2009; et bien que la rubrique "archives" n'en laisse voir qu'une petite partie émergée l'iceberg nykthéen est bien enraciné dans les premiers jours de l'an (fut-il "de grâce" ou non, ça...) 2009. C'est un petit coin de Toile taillé pour quelques aventures d'écriture essentiellement vouées à la chronique littéraire mais dérivant parfois - vers où? Ma foi je l'ignore. Le temps le dira...
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