Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 16:46

Le merle d’un saut de puce
Disparaît sous la haie – tache noire virgule orange
Absorbé par la verdure sombre
Bu par la terre
Noire elle aussi

Le temps que naissent les mots
L'oiseau n’est plus qu’un lointain souvenir

La rose n’a pas plus de durée
La vie non plus
Quant au siècle fût-il multiplié par dix cent ou mille
Il se dissout tout aussi bien

Et meurt d’un battement de cil tout ce qui naît

Partager cet article
Repost0
18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 18:43

Le vent d’avril mord et coule du plomb dans les pensées.
Il porte la morne livrée du fossoyeur.
Je redoute le gris qu’il brasse et roule sous lui – pierrailles arrachées à une terre déserte.
Il bruine. De l’encre pas même noire se mêle incongrûment aux senteurs rondes et douces qu’exhalent de toutes parts les inflorescences poussées hors de leur bourgeon par l’avancée de la saison. Le rose doré de ces parfums s’accorde mal à l’aigreur sale que répand le vent d’avril.
Mais cette bile triste sied au teint des toits de Paris, et aux ruelles cadavéreuses humblement cachées dans les recoins que ne visitent plus les éboueurs – leurs fissures, leur macadam éventré, leurs détritus qui les recouvrent d’un suint noir et gluant.

Avril est plus amer que l’hiver. Peut-être à cause des fils dont il ne faut pas se découvrir parce que ses clémences ne sont que traîtrises.

Partager cet article
Repost0
24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 13:28
Printemps...

Depuis le solstice d’hiver, les journées insensiblement croissent, minute par minute, matin et soir. L’on ne s’aperçoit de rien d’abord, pourtant à la fin du mois de mars, la brèche diurne est déjà large – l’aube est là plus tôt, elle accompagne désormais le corps au réveil : aussi lentement qu’il s’extirpe du repos nocturne, une lumière à peine grise mêlée à celle que dispensent les réverbères commence à filtrer à travers les volets mal joints en même temps que des chants d’oiseaux de plus en plus nombreux piquettent ce vague brouhaha urbain que la nuit ne parvient jamais à réduire tout à fait ; et le soir, le crépuscule s’alanguit, se prolonge, se laisse mieux goûter, invite à s’octroyer une pause que l’on ne s’accordera plus quand, bientôt, à la même heure, il fera encore grand jour.
 
L’émergence est difficultueuse : le ciel se fait colère et capricieux, jouant du grand soleil et de l’averse comme un magicien de ses colombes et foulards. Avant-hier bleu cru, aujourd’hui chargé de rouleaux brassés à grands renforts de vents tels de larges draps par de vigoureuses lavandières. La douceur qui s’installe reste timide, et traître : lénifiante au premier abord elle fraichit puis devient glaciale. Soleil froid, grisaille douce : les cartes du temps qu’il fait se brouillent. Comme si cet arrachement à la torpeur hivernale n’allait pas sans douleur ; comme si, au fond, ce n’était pas un soulagement que de quitter le sommeil pour aller vers la veille et que, là-bas, sous la grande clarté de l’été se devaient trouver des cauchemars et des chaos pires que ceux couvés par la nuit. Pourtant les claires journées ensoleillées restent symboles du bien-être parfait… peut-être parce que la lumière absolue aveugle et empêche de voir les monstres. Mais n’accuse-t-elle pas, aussi, dans son implacable dureté, les reliefs et les arêtes qui tranchent et déchirent ?
Partager cet article
Repost0
27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 18:23

J'ai croisé tout à l’heure dans le métro une voyageuse autour de qui flottait un peu de printemps. Non qu’elle portât un parfum ou des vêtements particulièrement fleuris, ou qu’elle affichât une mine riante – c’était même plutôt le contraire : traits crispés, visage anguleux et sévère, petites lunettes posées bas sur le nez pour laisser tomber le regard sur une grille de mots croisés qui, à en juger par la bouche amincie courbée en arc de cercle descendant, devait lui résister au-delà de ce qu’elle pouvait endurer. Tout en elle, de l’habit à la posture, jusqu’à la fermeture hostile de la face, exprimait la rigueur. Mais elle avait à ses pieds un grand sac marqué "Vilmorin – depuis 1743", flanqué de deux arbustes en godet qui laissaient fuser de fines ramures bourgeonnantes hors de leur cornet de cellophane. J’ai pensé qu’elle allait procéder à la verduration de son intérieur, ou de son balcon – à moins que, privilège à Paris, elle possède un bout de jardin… Après tout, avoir l’air revêche n’exclut pas qu’on ait la main verte. Contrairement à Hubert Nyssen qui me glissait, lors de l’entretien qu’il m’a accordé en juin dernier, ne pas avoir beaucoup d’affinités avec ce terme de "verduration", je l’aime bien… je le trouve plutôt agréable à prononcer – je lui trouve une saveur craquante de salade fraîche – et c’est un mot dynamique – il me semble sentir dans ses syllabes un mouvement industrieux, et voir à travers elles croître le vert, la végétation prendre de l’empire sur le bitume et le béton – crevant "à la sauvage" le revêtement des rues et des allées, ou bien sagement disciplinée par la main de l’homme, du jardinier-paysagiste patenté au simple quidam cultivant pour son petit horizon personnel les plantes qu’il affectionne.

Ces arbustes donc, et ce sac que je supposais rempli de sachets de graines, d’ustensiles de jardinage, apportaient un peu de printemps dans le métro – juste un peu de vert tendre et, avec lui, des bruissements feuillus, une odeur d’humus. Pourtant la foule, dans le wagon, était celle de tous les jours, ni plus gaie, ni plus bigarrée qu’à l’accoutumée. Il n’y avait que ces deux fines ramures bourgeonnantes fusant hors de leur cornet de cellophane. Ce sac de plastique où s’étalait le nom de célèbres grainetiers. Et cela a suffi pour ressusciter en moi tout un univers d’enfance au jardin, pendant les vacances… la "petite madeleine" n’est pas toujours affaire d’infusion et de pâtisserie.

Partager cet article
Repost0
23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 18:56
Une image me tournait dans la tête, agaçante, bruyante et que rien ne parvenait à écarter – pareille à ces mouches frénétiques qui brassent l’air à l’entour des charognes… (je voulais plus joliment évoquer un "pot de miel", mais il faut être lucide : les mouches bourdonnantes annoncent plus souvent la proximité de chairs pourries ou de détritus excrémentiels que d’un appétissant agglomérat de friandises… et puis de toute façon, l’image dont je cherche à me délester n’a rien de riant). J’en étais fort embarrassée, ne sachant par quel bout la pendre aux mots pour qu’elle devienne petite pièce écrite.
Comme souvent en ces moments d’indécision, de flottement, je me promène un peu le nez au vent, d’un site à l’autre, ou bien je consulte les courriels que je n’ai pas encore ouverts. Depuis la dernière lettre d’information émanant du site de Jean-Claude Lalumière – qui s’appelle désormais Le chemin des libellules – je suis allée à la rencontre des Sept mains – tout nouveau "cahier d’exercice littéraire" animé par sept auteurs écrivant à tour de rôle, chacun ayant "son jour" comme autrefois les mondaines. En lisant le premier billet que Jean-Claude y a déposé, j’ai réalisé que le tout début me renvoyait à l’obsédante image dont j'étais si empêtrée. Et que l'auteur me tendait, à son insu, une incitation que je n’espérais plus. 
Grâce à ce vieillard imaginé - ou vu? - par JCL, se sont peu à peu précisés les mots par lesquels j'allais enfin pouvoir ressusciter un très vieux regard...
Un regard gris de plomb, vitreux, vidé de son éclat par le grand âge et fiché au milieu d’un visage flétri; un regard où vacillent encore quelques lueurs que la mutité peu à peu venue n'a pas tout à fait éteintes. C’est déjà dans cette cornée troublée, dans cet iris bleui qui jadis était noir, dans cette sclérotique terne veinée de rouge l’expression douloureuse du retrait de soi. Nulle révolte dans cette transparence opacifiée ; juste la conscience aiguë de la disparition prochaine.

Je crois bien n'avoir jamais, depuis, entraperçu ailleurs que dans ces yeux un temps posés sur moi plus claire manifestation de ce qu'est le trépas. Mais ce n'est qu'un souvenir. Reconstruit, replâtré à force d'années passées dessus. Enfin écrit. Comme on écrase une mouche importune d'une claque...
Partager cet article
Repost0
19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 19:17
Pécresse, si tu savais, ta réforme, ta réforme... Pécresse si tu savais, ta réforme où on s'la met au cul! au cul au cul au cul...

Une petite sortie hors mes murs cette après-midi m’a fait côtoyer un petit groupe d’étudiants armés de banderoles et de mégaphones, en train de se chauffer les cordes vocales sur le quai du métro avant de rejoindre le cortège d’opposants à la réforme du statut des enseignants chercheurs. Le temps d’un slogan, me voilà renvoyée à mes années lycée, à ma première "manif'" – trente ans déjà... C'était le même air – mais nous, nous marchions contre Beullac. Au fil des ans je me suis rendu compte qu'à chaque manifestation lycéenne ou estudiantine ce petit air – parmi d'autres – rythmait à un moment ou à un autre les défilés. C'est toujours la même chanson, seul change le patronyme du réformateur honni – il faut reconnaître là du mérite aux "scandeurs" car certains noms, riches en syllabes, doivent être difficiles  à caser dans la cadence... Au fait, quelle est le morceau originel qui est ainsi travesti au gré des besoins revendicatifs ? Et y a-t-il un seul ministre de l'Éducation ou de l'Enseignement supérieur qui n'entende pas, au cours de l'exercice de ses fonctions, son nom de la sorte mis en mélodie ? Ce phrasé musical, ce rythme doivent être d'une efficacité redoutable en termes de mémorisation et de scansion pour traverser comme cela les décennies et connaître toujours, en d'identiques circonstances, une telle fortune... comme d’autres "indémodables de la manif’" qui sans doute emplissent la mémoire des militants les plus actifs. Lesquels me semblent manquer un peu d’imagination côté paroles et musique...
Partager cet article
Repost0
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 18:24
Il y a des jours qui dégoulinent. Ils sont gris et ont la figure longue comme un fantôme sans suaire en train de se geler. Ils vous boudent. Tout à l’air de vous tourner le dos, ou de grimacer en vous regardant : le ciel, les rues, les gens, le bouquin que vous feuilletez et qui se refuse obstinément à votre entendement (votre plaisir, il ne saurait même pas en être question…). Les heures sont molles comme si elles sortaient du pinceau de Dali. Le café du matin a un sale goût, le thé est trop fort, la tablette de chocolat achetée pour du 100 % cacao contient du sucre, du lait et des arômes. La photo si parfaite dans sa petite vignette 24x36 mm se révèle floue et délavée à peine agrandie. Sans tonus, gris lavasse au lieu d'être d'un beau noir et blanc plein de caractère. La BD que vous ouvrez enfin - moment attendu depuis une semaine et que vous avez courageusement repoussé parce que "la faute à pas l'temps" - vous ennuie dès la deuxième planche. Et même les mots s’y mettent : ils sortent leurs épines, leurs armures des grandes occasions, vous narguent de toute leur hauteur. Ils ricanent : "Non non, aujourd’hui, tu n’écriras rien qui vaille !" et la chronique que vous essayez désespérément d’écrire se débine à la première phrase esquissée.
Il y a des jours comme ça où rien ne va – sauf leur fuite à toute vitesse. Tellement grande, la vitesse, qu’il n’y a pas un radar capable de les flasher, ces maudits jours. Alors au lieu de râler, autant prendre au passage tout ce que l’on peut et oublier le mauvais café, le thé trop fort, la BD ennuyeuse, etc. Et préparer pour demain, comme un coach son athlète la veille d'un championnat, le "bon pied" à poser par terre dès le saut du lit.
Partager cet article
Repost0
6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 12:06

Telles des éphémères en leur ultime et folle nuit, virevoltant avec frénésie à l’entour de toute source lumineuse perçant les ténèbres estivales, des mots et des images, des sons et des parfums dansent en désordre au creux de pensées éparses. Parfois cela précipite en phrases, en compositions visuelles à peu près cohérentes, en mélodies… qui valsent de plus belle avant de retomber en tristes couches inertes au fond de souvenirs bientôt moribonds et vite balayés par l’oubli. Il arrive que la danse trépide trop ; l’on sécrète alors, comme une seiche son encre, du discours de toute espèce – verbal, visuel, sonore… souvent informe mais cela purge et soulage : on griffonne en parlant au téléphone, on chantonne le nez en l’air des airs connus que l’on transforme au point de les rendre méconnaissables, on trace à la hâte sur un bout de papier sous la main tombé que l’on froissera d’un geste rageur des suites de mots sans rime ni raison. Au lieu que l’artiste, lui aussi en proie à la Valse des éphémères, saura par son talent muer ces éparpillements jaculatoires en œuvres concrètes…. Qui restent, me semble-t-il, de l’encre de seiche : un rempart protecteur. En fécondant ce qu’il puise dans le monde par les forces de son imaginaire – en créant – l’artiste tâche de rendre viable la cohabitation avec ses fantômes. Écrire, sculpter, dessiner, photographier, composer… c’est tailler dans la suite des jours une porte toujours ouverte aux spectres.


Au repli des œuvres gît un peu de l’âme de ces fantômes mêlée à celle de l’artiste. Hantées – ou du moins habitées – les œuvres à leur tour vont habiter qui les rencontre et les reçoit. Car celui-là y puisera matière à interroger sa présence au monde, parfois à la comprendre – mais toujours à se sentir VIVANT, que la trouvaille soit question ou réponse. Voilà pourquoi, selon moi, il y a en certains lieux "de l’Art plutôt que rien". Ce n’est pas tant la Beauté d’une œuvre que son potentiel à éclairer le sens d’une présence ici-bas qui décide de ce qu’elle va éveiller dans le cœur des hommes. Les critères de beauté changent d’une époque à l’autre et d’un lieu à l’autre du globe parce que changent les termes dans lesquels on formule ses questionnements existentiels et les réponses que l’on croit pouvoir leur donner.
Mais sans doute suis-je en train de m’égarer : que sont ces quelques lignes en regard des milliers et des milliers de pages qu’ont écrites tant d’éminents penseurs de par le monde sur ces vastes questions… Juste de brèves intuitions. De brèves et éphémères volées blanches, épinglées là avant qu’elles gisent mortes à terre.

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 13:47

Je viens de passer une heure avec un ami photographe, qui avait pour moi un cadeau - un tirage, sublime évidemment...Que pourrais-je écrire d'autre puisque j'adore son travail? Nous nous sommes retrouvés dans un bistrot parisien, encore à l'abri de l'affluence-repas de la mi-journée – une salle tranquille, aux petites tables carrées en bois léger et foncé, portant chacune, discret ornement, un seau de fer-blanc miniature garni d'un rameau fleuri rehaussé d'une peu de verdure (de la fausse végétation mais délicate et qui pose dans ce cadre un peu "à l'ancienne" une touche campagnarde que vient souligner un rayon de soleil encore hivernal qui a trouvé son chemin jusque-là). Les cafés, servis sitôt commandés, sont vite bus. Puis le temps file au gré des grains d'argent évoqués - anecdotes de prises de vue, photos montrées, considérations techniques, projets d'un artiste atypique et talentueux que le numérique ne séduit pas et qui s'est récemment fendu d'un bel éloge du négatif qui vieillit dans un magazine spécialisé (Réponses Photo pour nommer ce qui mérite de l'être).

Vient le moment de reprendre chacun son chemin; la photo a été serrée avec soin dans une revue pour que rien, durant le trajet en métro, ne risque de l'abîmer. Je rêve un peu – l'ambiance de ce tirage, qui me "parle", des envies de photos à faire qu'ont allumées la conversation, Venise en hiver où il a passé quelques jours le mois dernier. Quelque chose d'insistant mais que je ne détermine pas tout de suite est là, une odeur douce qui ne m'appartient pas et qui n'émane d'aucun de mes éphémères voisins de voyage. C'est, je le comprends enfin, l'empreinte résiduelle de l'eau de toilette - ou de l'après-rasage - que devait porter cet ami avec qui je viens de passer une heure. Et je me dis que les parfums, pourtant volatils, ont une étrange présence, plus dense et plus absente à la fois que le souvenir d'une voix ou d'un visage, et moins singuliers aussi puisqu'ils peuvent s'attacher à une infinité de personnes différentes. Quelle prégnance tout de même! Bien là aujourd'hui comme si on les portait soi-même et demain disparus, se dérobant avec un art consommé à toute tentative de rappel mémoriel.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Terres nykthes
  • : Ce blog au nom bizarre consonant un rien "fantasy" est né en janvier 2009; et bien que la rubrique "archives" n'en laisse voir qu'une petite partie émergée l'iceberg nykthéen est bien enraciné dans les premiers jours de l'an (fut-il "de grâce" ou non, ça...) 2009. C'est un petit coin de Toile taillé pour quelques aventures d'écriture essentiellement vouées à la chronique littéraire mais dérivant parfois - vers où? Ma foi je l'ignore. Le temps le dira...
  • Contact

Aux Manettes...

  • Yza
  • Entre littérature et arts visuels, à la poursuite des ombres, je cherche. Parfois je trouve. Souvent c'est à un mur que se résume le monde... Yza est un pseudonyme, choisi pour m'affranchir d'un prénom jugé trop banal mais sans m'en écarter complètement parce qu'au fond je ne me conçois pas sans lui
  • Entre littérature et arts visuels, à la poursuite des ombres, je cherche. Parfois je trouve. Souvent c'est à un mur que se résume le monde... Yza est un pseudonyme, choisi pour m'affranchir d'un prénom jugé trop banal mais sans m'en écarter complètement parce qu'au fond je ne me conçois pas sans lui

Recherche

Articles Récents

  • Evanescences
    Revenir à la vie en "écrivant sur"... J'y crois, dur comme fer, dès que j'ouvre un livre. Très vite naissent, plus ou moins fragmentaires, des pensées que je verrai s'infirmer ou se confirmer au fil des pages en tout cas se compléter, s'affiner, se développer...
  • Où donc...
    ... ma façon de lire qui fait foisonner les idées, les mêle d'émotivité et d'intuitions plus ou moins floues puis qui parvient sans trop de peine à organiser tout cela en pensée articulée, toute prête à impulser un geste scriptural suffisamment sûr pour...
  • Retour aux chroniques...
    Enfin... timide retour: le vrai, celui qui signifie des publications assez régulières et consacrées à des livres, des spectacles ou des expositions, s'est amorcé il y aura bientôt un an sur k-libre . Il s'est interrompu depuis plus d'un mois, les ouvrages...
  • Emergence
    Depuis janvier à nouveau le désert, l'immense désert de silence au bord de nuits qui n'en finissent pas d'être ombres profondes, abîmes parcourus de tourmentes malgré ici ou là quelques trouées de lumière qui empêchent l'absolue déréliction de submerger...
  • Inactualité...
    Au printemps 2021, histoire de retrouver un peu d'oxygène mental grâce à l'écriture mais n'ayant plus aucune motivation pour me risquer aux «introspcopies», et pas davantage pour muser en «petites errances», je me suis dit que la meilleure voie était...

Pages