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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 10:07

ciment TNMon dernier "moment" théâtral de l’année qui vient de s’achever aura été un coup de cœur, un GRAND coup de cœur pour Ciment, l’adaptation de la pièce éponyme de Heiner Muller montée par la compagnie Messaline. J’avais eu connaissance du spectacle grâce à quelques messages reçus via le réseau LinkedIn et c’est par là, en passant par Facebook, que ce sont poursuivis les échanges. De cela a résulté une vraie rencontre, avec Marion Descamps (fondatrice de Messaline et metteur en scène, Dacha sur le plateau), et Stéphane Dennu (cofondateur de la compagnie, qui incarne Badyine) dans un petit bar du 20e arrondissement de Paris par une grise après-midi de décembre, peu avant que se jouent les ultimes représentations de la pièce. Le temps nous était compté – Marion et Stéphane devaient en effet commencer à travailler sur un nouveau projet, mais beaucoup trop embryonnaire pour que je puisse en écrire le moindre mot. La conversation dura cependant plus d’une heure. Stéphane, très vite, précise qu’il s’est "raccroché" à la compagnie après que Marion en eut jeté les fondements, à la faveur d’un remplacement dans la distribution, et quand le travail sur le texte était déjà bien avancé. Aussi lui abandonnera-t-il presque toujours la parole. Avec eux j'ai ainsi remonté le cours de l'histoire de Messaline et de la création de Ciment. Mais d'abord, je devais découvrir des parcours personnels plutôt atypiques…

 

S'ils ont suivi l'un et l'autre une formation dramatique des plus classiques – tous deux sont frais sortis du Cours Florent, l'une des écoles d'art dramatique les plus connues de Paris – les chemins qui les ont menés à cette école fameuse sont pour le moins surprenants. Stéphane est licencié en droit, puis il a viré de bord tandis qu'il s'engageait sur la voie d'un master. Un passé de comédien amateur lui susurrait à l'oreille que sa vocation était davantage théâtrale que juridique… Quant à Marion, c'est une volte-face plus radicale encore qui l'a conduite au cours Florent: elle est docteur en médecine et a exercé pendant quelque temps une fois son doctorat obtenu. Ayant l'impression de n'être pas à sa place dans cette vie-là, elle lui a tourné le dos pour s'orienter vers le théâtre. Il est vrai que la fibre artiste est déjà en elle puisqu'elle peint - sans doute quelque part au fond d'elle-même la porte de l'univers théâtral était-elle entrouverte, sans qu'elle l'ait su consciemment?
En les écoutant, un mot me vient à l'esprit: audace. Folie presque! Car il en faut, de l'audace, pour prendre ainsi un virage de vie aussi serré, pour décider de monter sa compagnie l'école à peine quittée, et pour débuter dans le monde
du théâtre professionnel avec une pièce peu connue du grand public, signée d'un auteur lui aussi peu connu et qui de surcroît est ancrée dans un contexte historique auquel les foules d'aujourd'hui ne s'intéressent guère…

 

 Puisse, à l’audace de Messaline, répondre celle de quelque directeur de salle qui sera prêt à prendre le risque d’inviter un spectacle certes sans vedettes mais dont les qualités, à tous points de vue, compensent très largement cette absence de "têtes d’affiche" que d’aucuns considèrent comme un handicap. Florian Laforge – qui interprète ici le rôle de Kleist – n’est pas de ceux-là; lui croit fermement que Ciment peut se vendre et remplir des salles bien plus grandes que celle du théâtre Pixel; il croit tant au travail de ses camarades qu’il a engagé sa propre compagnie, Crises en Thèmes, dans la production de cette pièce: "Messaline l’a créée, et Crises en Thèmes la produit", a précisé Marion. Là encore, audace, courage – et conviction profonde.
S’il est vrai que la fortune sourit aux audacieux, alors l’avenir sera forcément radieux pour le Ciment de Messaline et Crises en Thèmes…


 

Origine de la compagnie – et de son nom
Marion:
La compagnie vient d’être créée. Stéphane et moi sortons tout juste du cours Florent et nous avons fondé Messaline pour pouvoir monter ce spectacle, sur lequel nous avions commencé à travailler pendant notre dernière année de formation – on nous donne l’opportunité de faire un essai de mise en scène et, à force de travailler sur cette pièce, nous avons décidé de la monter vraiment, hors du cadre du cours. Quant au nom de la compagnie…
Stéphane:
C’est moi qui l’ai proposé. Je trouve sa sonorité douce, agréable – même en sachant ce qu’a été cette impératrice sulfureuse (rires)! Et puis ce personnage rencontre bien les inclinations de Marion pour les fortes personnalités féminines…
Marion:
Oui, c’est vrai… J’aime les figures féminines fortes, parce que la question de la place qu’ont les femmes dans la société me tient beaucoup à cœur. Messaline est quelqu’un qui a su se montrer indépendante ; se séparer d’un empereur pour épouser l’homme qu’elle aime, c’est quand même osé pour son époque! Il y a une forme de rébellion dans ce geste ; je trouve qu’il correspond bien au credo de la compagnie, qui commence sa carrière en jouant une pièce de Heiner Muller, et qui préfère monter des spectacles importants, et beaux à ses yeux, plutôt que des choses plus connues, plus consensuelles.

 

Petite histoire du spectaclec-la-mort_TN.jpg
Marion:
J’ai découvert Heiner Muller avec Ciment, un peu par hasard. L’un de mes professeurs, Michèle Harfaux, m’avait conseillé de lire cette pièce parce qu’elle pensait que le rôle de Dacha pouvait me convenir. Et dès que j’ai lu Ciment, j’ai décidé que je monterai cette pièce. Au départ, je n’envisageais pas de jouer dedans, je voulais juste la mettre en scène. Pour moi, cette pièce est, d’un point de vue dramaturgique, aussi riche qu’une pièce de Shakespeare; il y a là tout ce que j’aime dans le théâtre: la violence, l’amour, la mort… le rôle des femmes est questionné… Le contexte historique est aussi très fort mais je pense qu’il sert surtout de prétexte au traitement de thèmes qui le dépassent, qui sont universels. D'ailleurs je ne pense pas que le sujet fondamental de la pièce soit "le communisme et ses conditions d'application en Russie en 1921" mais plutôt la violence dont l'homme est capable en tant qu'animal social. La pièce est dure; la violence est mise en relief par les rêves de justice, d’égalité qui se heurtent à cette violence, à la corruption… On a bien vu que le communisme tel qu'il a été appliqué en Russie n'a pas répondu aux idéaux de départ, mais ceux-là restent malgré tout vivants à travers Tchoumalov.
  L'écart, que l’on mesure aujourd’hui, entre ce qui est advenu dans la réalité et les idéaux incarnés par Tchoumalov et ses camarades est un des aspects de la pièce qui m’intéressait particulièrement. M’intéressait aussi le fait qu’elle se situe à un moment de l’Histoire où les rêves bolchéviques d’une société nouvelle sont sur le point de basculer vers la catastrophe. Et puis Muller ne fait pas de prosélytisme, ni dans un sans ni dans l’autre – c’est du moins ce que je ressens; sa pièce n’assène pas de vérités toutes faites et le spectateur ne quitte pas la salle avec des convictions, plutôt avec des questions.


Le spectacle proposé par la compagnie Messaline est une "adaptation". Quelles sont donc les distances qui ont été prises avec l’œuvre originale?
Marion:
Il y a d’abord eu des coupes. La pièce, montée dan son intégralité, aboutirait à un spectacle d’environ quatre heures et demie… Cela suffit à susciter des réticences. Et comme en plus nous sommes une jeune compagnie, sans tête d’affiche dans notre distribution, je ne pense pas qu’on nous suivrait sur un spectacle d’une telle durée. Il a donc fallu couper. Ça a été la première étape du travail. C’est toujours douloureux de couper dans un texte… Le traducteur est venu nous voir, et je redoutais beaucoup sa réaction. En fait, il a apprécié le spectacle et nous a appris que Muller lui-même pratiquait des coupes dans ses propres textes. Jean-Luc Morel ne nous en a donc pas voulu...
Ensuite nous avons modifié l’ordre de certaines scènes.
Badyine-motia-TN.jpgStéphane:
Je pense que nous n’avons rien trahi de l’histoire racontée, ni de l’esprit du texte, et que la version ainsi abrégée est plus digeste, plus lisible… Je dois préciser que les coupes étaient déjà faites quand j’ai rejoint le projet.
Marion:
En effet; mais tu as formulé des avis très pertinents qui ont amené à modifier certaines coupes. Au bout du compte, et après des choix bien douloureux, nous sommes arrivés à une version qui tient en une heure et demie et qui, me semble-t-il, préserve l’essentiel du message.
Une fois le texte arrêté, il a fallu établir la distribution. Elle a changé plusieurs fois, et ce jusqu’aux derniers moments – elle n’a été définitivement fixée qu’au mois de septembre; nous savions déjà que nous allions jouer au théâtre Pixel et que les représentations devaient démarrer début novembre! Réunir treize comédiens n’est pas facile; il y en a que je n’ai pas retenus, d’autres qui, en cours de route, se sont engagés sur d’autres projets… Les derniers comédiens qui ont été recrutés se sont très vite intégrés au noyau de base déjà constitué – il faut dire qu’ils sont tous extrêmement motivés et qu’ils n’ont pas lésiné sur leurs efforts. Presque tous sont passés par le cours Florent – mais pas forcément aux mêmes périodes. Nous nous connaissons bien, et cela a facilité le travail en commun. Quand nous avons trouvé la salle du théâtre Pixel, l’essentiel de la mise en scène était en place. Mais nous avons dû la revoir en profondeur à cause de la taille de la scène… et de l’absence de coulisses. Le plus difficile a été de trouver un moyen qui permette aux treize comédiens d’être là en permanence, à vue, sur le plateau même lorsqu’ils n’interviennent pas – c’est comme cela qu’est venue cette idée de leur faire adopter des postures qui les intègrent au décor; et finalement, je trouve le résultat très signifiant: ça ressemble à des tableaux vivants. Étant aussi peintre, je suis très sensible à cet aspect plastique des postures, qui ont été travaillées à partir des affiches de propagande de l’époque. Les contraintes d’espace nous ont obligés à apporter des modifications, frustrantes évidemment parce que, du coup, le spectacle ne ressemble pas du tout à ce que j’aimerais mettre en place si nous disposions d’une salle plus grande, mais en même temps, ces modifications s’avèrent très intéressantes.


Les choix scénographiques de Marion, sa conception du décor…
Marion:
La mise en scène, la scénographie, le décor… se sont mis en place quasi simultanément, au fur et à mesure des répétitions – ce qui est normal puisque je suis responsable de tout ça, et même de la toile que l’on voit dans certaines scènes. C’est un portrait de Stéphane, je ne sais pas si vous l’avez reconnu (rires). Mais entre mes intentions de départ et ce que l’on a proposé au théâtre Pixel, les choses ont beaucoup évolué…
Stéphane:
Je me souviens qu’au début, tu imaginais un spectacle à la Tim Burton (rires)…
Marion:
Oui… ma première impression a été que tous les personnages étaient monstrueux, j’ai commencé à travailler là-dessus, à explorer la piste de la monstruosité. Mais je me suis rendu compte que ce n’était pas correct, que la monstruosité était intérieure et qu’il ne fallait pas qu’elle colore trop les personnages à l’extérieur. Je ne pense pas qu’on puisse aborder cette pièce autrement qu’en conservant une ambiance réaliste. Alors on a cherché des documents d’époque, des affiches, des photographies… Nous avons écouté de la musique, regardé des films… Tout cela a servi pour le décor, pour les costumes… Je me suis également documentée sur l’auteur, sur ses autres œuvres, sur ce qu’était le communisme en Russie dans les années 1920… Toutes ces recherches nous ont apporté une foule de détails qui nous ont permis d’installer cette ambiance réaliste que je recherchais. J’avais d’abord cru que nous pourrions monter la pièce en nous concentrant simplement sur le texte, mais ça n’allait pas; je ne sais pas ce que ça aurait donné si nous avions persisté dans cette option, mais je suis convaincue que sans ces recherches documentaires, nous serions passés à côté de quelque chose.
L’autre point sur lequel mes choix de départ ont changé est la construction du spectacle; je l’avais d’abord conçu comme une succession de tableaux car la pièce est écrite comme ça, en discontinuité: d’une scène à l’autre les unités de temps et de lieux sont complètement différentes, ainsi que les personnages convoqués. Mais ça n’allait pas, le résultat était trop haché. Je me suis dit qu’il fallait lier les scènes entre elles, trouver une continuité narrative… Et puis il y a ces digressions mythologiques, les références à Achille, à Prométhée, Héraclès… Je les aime beaucoup, et je me suis longtemps demandé comment les intégrer au spectacle. Muller ne donne pratiquement aucune indication de jeu ou de mise en scène mais il signale, à la fin du texte, que ces inserts mythologiques ne devraient pas être apportés dans le spectacle par des éléments qui lui seraient extérieurs, par exemple des projections vidéos s’il n’y en avait pas auparavant. Pour moi, ces digressions représentent les fantasmes des personnages – Tchoumalov se réfère à la mort d’Hector pour exprimer son désir de tuer, de déchiqueter Kleist, alors qu’il ne peut pas passer à l’acte, parce que c’est l’ingénieur et qu’il a besoin de lui pour faire redémarrer les machines… Badyine, lui…
Stéphane:
… recourt à la mythologie pour exprimer sa paranoïa, sa soif de pouvoir, sa peur d’être dominé par le peuple alors qu’il doit le dominer pour arriver à ses fins.
Marion:
Je pense donc que ce sont les personnages eux-mêmes qui doivent dire ces digressions; sans quoi, on ne comprend pas pourquoi elles sont là… Et puis cela permet de maintenir sur eux l’attention des spectateurs.

 

kleist TNLa mise en scène selon Marion
Il est indiqué que je suis "metteur en scène" mais, en réalité, je ne fais qu’organiser ce que chaque comédien apporte… En tant que comédienne, je déteste qu’un metteur en scène m’impose sa vision d’un personnage sans tenir compte de ma personnalité – ça me bloque, et ça ne fonctionne pas. Je tâche donc d’éviter de me comporter de façon trop dirigiste quand je suis moi-même metteur en scène. Je demande d’abord aux comédiens de me montrer quelque chose, je leur laisse faire un premier jet puis on part de là – on commence à construire quelque chose à partir de ce premier jet et au fur et à mesure que l’on avance dans le travail, on trouve des choses auxquelles je n’avais pas pensé. Pour Ciment, par exemple, de nouvelles choses continuent de surgir au fil des représentations, alors qu’on joue depuis deux mois… C’est très important, pour moi, d’être à l’écoute des comédiens; je m’efforce de m’adapter à chacun d’eux – certains ont besoin de se plonger longtemps dans le texte, de le décortiquer et de réfléchir pour pouvoir aborder leur rôle, d’autres au contraire sont très physiques et partent du corps… ça dépend. Là, ils sont treize et c’est parfois un peu compliqué, mais comme ils sont tous très motivés, le travail reste malgré tout très agréable (rires)…


De l’avenir…
Marion:
Il n’y a malheureusement aucune date assurée… J’ai déposé des dossiers un peu partout; j’ai noué des contacts dans le Nord de la France pour essayer de trouver des financements mais je ne sais pas si ça va aboutir… en tout cas nous faisons tout ce qu’il faut pour que l’aventure continue… Je rêverais de jouer Ciment dans une usine désaffectée – étant donné le sujet de la pièce, ce serait parfait! Mais pour l’instant, c’est juste une idée que nous avons, je n’ai pas encore entamé de démarches particulières pour tâcher de trouver un lieu comme ça…

 

NB – En attendant d'aller voir Ciment sur une nouvelle scène d'accueil, vous pouvez toujours consulter la page Facebook de la compagnie Messaline: il y a de nombreuses photos du spectacle et une double séquence vidéo, accessible directement sur Youtube.
Au cas où quelque directeur de salle tomberait sur cet article, je signale cette information communiquée par Marion: le théâtre Pixel peut mettre la scène à la disposition de la compagnie pour une représentation privée "à la demande".

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Publié par Yza - dans Interviews
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