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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 13:58
Outre son importance dans l’histoire du théâtre occidental, l’Antigone de Sophocle est l’un de ces textes culturellement essentiels et fondateurs qui nourrissent la mémoire et l’imaginaire collectifs sans même que l’on en soit conscient. Cette tragédie offre, en soi et par ses origines, un très riche sujet d’échanges – l’on est au fond bien peu nombreux à posséder les nécessaires rudiments de savoir quant au théâtre grec de l’Antiquité. Que l’on commence ensuite à s’intéresser aux différences de traduction, à ce qui motive la manière dont metteurs en scène et comédiens approchent l’œuvre aujourd’hui et la matière devient profuse… Aussi les deux Apéritifs de Plamon qui ont encadré la représentation furent-ils parmi les plus denses et les plus enrichissants du festival – le premier en compagnie de René Loyon (metteur en scène et incarnation de Créon) et Marie Delmarès (Antigone), le second toujours avec Marie Delmarès cette fois accompagnée de Yedwart Ingey (Tirésias, le garde, le messager) et d’Adrien Popineau (Hémon) car René Loyon avait dû quitter Sarlat quelques heures plus tôt.
René Loyon est un comédien que j’apprécie beaucoup – et dans cette pièce il a apporté au personnage de Créon une très belle évolution : il est au départ plein de certitudes intelligentes quant à l’intérêt commun et il finit en proie à la souffrance individuelle. Mais ses qualités d’acteur sont presque occultées par son rôle de metteur en scène : dans notre métier, il est surtout perçu comme tel depuis une quarantaine d’années, alors qu’il joue merveilleusement. Attirer ainsi l’attention sur le talent de René Loyon n’a pas empêché Jean-Paul Tribout de souligner, non sans une pointe d’humour malicieux, que le démiurge manipulateur qu’est le metteur en scène incarne aussi l’homme de pouvoir qui manipule les arguments…
 
Entre René Loyon et l’Antigone de Sophocle, c’est une longue histoire…
René Loyon :

Il y a trente ans, Claude Garcin, qui était alors metteur en scène associé à la Comédie de Caen avec Michel Dubois, a proposé au jeune acteur que j’étais de jouer le rôle de Créon dans la mise en scène qu’il faisait de l’Antigone de Sophocle – une œuvre qu’à l’époque je connaissais mal, comme son auteur, d’ailleurs. Mais le personnage d’Antigone m’était familier, comme à beaucoup de gens, grâce à Anouilh, dont on peut dire qu’il a eu le mérite de maintenir populaire cette figure quasi allégorique. Ce fut une telle découverte que, par la suite, j’ai monté trois fois cette pièce et la version que nous jouons ici est la troisième. Je suis revenu au rôle de Créon trente ans après l’avoir joué pour la première fois parce que, même si j’ai beaucoup mis en scène ces dernières années, je n’en suis pas moins acteur et que ce métier continue de me passionner. Outre cela, ce rôle – je m’en suis aperçu en le travaillant – a continué de me hanter : je l’avais joué avec beaucoup de plaisir étant jeune homme mais avec le sentiment d’être un peu passé à côté. J’ai beaucoup réfléchi par la suite, notamment à travers mes deux mises en scènes précédentes où le rôle était confié à d’autres comédiens, et il y a un certain nombre de choses que je crois avoir mieux comprises.
Cette pièce est une réflexion sur le pouvoir et, aussi modeste que soit le pouvoir qu’exerce un metteur en scène ou un directeur de compagnie, on éprouve quelque chose dans la question même du pouvoir. Et peut-être un peu de cela passe-t-il dans le spectacle, à travers l’idée que je me fais du rôle de Créon. Ce que je trouve passionnant dans ce personnage c’est qu’il est formidablement complexe. Ce n’est pas simplement une espèce de crypto-fasciste mais un homme qui est porté au pouvoir dans des conditions très particulières, à la suite d’une guerre désastreuse, et qui cherche à exercer un pouvoir juste, à agir pour le bien commun. L’intérêt du discours que Sophocle met dans la bouche de Créon est qu’il vise à dire de quel côté se trouve le bien et de quel côté se trouve le mal. Et à partir de là va s’enclencher un processus dont on va s’apercevoir qu’il est catastrophique – mais le monde est plein d’hommes qui considèrent être sur la voie de la vérité et de la justice et dont pourtant les actions mènent à la catastrophe. Le personnage de Créon n’est pas un monolithe ; il est infiniment contradictoire, infiniment intéressant. Il a déjà une complexité psychique, comme les autres personnages de Sophocle, et ce n’est pas un hasard si Freud s’est particulièrement servi du théâtre de cet auteur comme d’un réservoir pour l’établissement de ses fameux concepts – notamment le « complexe d’Œdipe, fondamental dans tout l’édifice freudien, et l’on sait qu’Œdipe est à la fois le frère et le père d’Antigone, d’Ismène, de Polynice et d’Etéocle. Car l’histoire d’Antigone est une histoire incestueuse.

À propos d’Antigone…
Michel Mourlet :

On peut dire que c’est une fondamentaliste et percevoir son personnage comme une figure de l’intégrisme religieux qui s’opposerait à une certaine forme de laïcité incarnée par Créon. Vue ainsi, la position d’Antigone est assez dangereuse dans la mesure où elle représente celle des groupes de pression individuels s’opposant à l’intérêt général, à la raison d’État si l’on veut. Et je pense que du temps de Sophocle elle était un peu perçue comme cela ; c’est à partir du moment où la civilisation occidentale a fait primer les valeurs individuelles sur les valeurs collectives que le personnage d’Antigone a commencé à devenir un symbole de résistance et de révolte contre l’ordre établi.
Marie Delmarès :
D’après les échos qu’on reçoit, Antigone est perçue comme aussi intégriste que Créon : ils campent tous les deux sur leurs positions avec autant de fermeté.
René Loyon :
Depuis que la pièce a été écrite, on a constamment balancé ; c’est cela qui la rend passionnante, il ne s’agit pas d’une opposition manichéenne, ce n’est pas un scénario où les "bons" et les "méchants" sont clairement désignés dès le début, avec l’annonce de qui va "gagner" à la fin – une telle conception se retrouve un peu dans l’Antigone de Brecht. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Créon est le protagoniste de la pièce [dans la tragédie grecque, le protagoniste est le premier acteur, à qui n’est dévolu qu’un seul rôle – NdR] : la problématique de Créon est primordiale pour Sophocle et les Athéniens du Ve siècle avant J-C car c’est l’époque où Athènes est en train d’inventer la démocratie ; Créon incarne celui qui est soumis à un questionnement politique intéressant toute la Cité.
Il y a en effet des points de vue considérant Antigone comme une espèce de folle intégriste – certaines mises en scène ont fait d’elle une terroriste palestinienne. C’est une approche qui n’est pas inintéressante du tout parce que c’est effectivement une femme capable d’aller jusqu’au bout de sa folie religieuse. Mais au fond de quoi s’agit-il ? Elle dit simplement, parlant de son frère Polynice – elle parle au nom de son frère, pas de l’humanité entière – qu’elle ne supporte pas l’idée qu’après sa mort il soit livré en pâture aux bêtes sauvages et aux rapaces. Il faut rappeler que Polynice a pris les armes contre sa cité en réaction au refus d’Etéocle de lui céder le pouvoir comme il l’aurait dû. Après cette guerre, Créon est face à une nécessité de réconciliation nationale – cela rappelle ce qui s’est passé en France dans les années d’après-guerre et c’est probablement la raison du succès qu’a eu  l’Antigone d’Anouilh – et il est donc amené à situer clairement le Bien et le Mal. Le bien est, pour lui, du côté d’Etéocle, qui a combattu avec sa cité – la ville de Thèbes – et le mal du côté de Polynice qui lui s’est allié à une cité ennemie, Argos. Il doit être châtié tandis qu’Etéocle sera enterré avec les honneurs. Or face à cela Antigone ne tient pas un discours politique : sa réaction est "tripale" ; la situation lui est tout simplement insupportable. Alors elle y va, elle entre dans la bagarre en étant prête à y laisser sa vie et c’est pour ça qu’elle est admirable.
Reste a savoir ce que l’on fait de tout cela sur le plan des idées… Il ne faut pas oublier qu’il s’agit surtout de rites funéraires, or il n’y a pas que civilisation au monde qui puisse faire l’économie des rites funéraires – c’est d’ailleurs avec leur émergence que naît ce que l’on appelle la civilisation. Cela va bien au-delà de la religion : aucune communauté humaine ne peu se passer de rites marquant le passage du monde des vivants au monde des morts. Antigone se bat pour ça – et elle dit dans un monologue admirable que si ce n’était pas son frère, elle n’aurait pas pris le risque de toute cette violence. Son frère, c’est sa famille, et dans une société méditerranéenne comme la sienne, la famille, le clan, est une chose absolument essentielle, d’une importance qui prime sur l’État et l’autorité publique.
Jean-Paul Tribout :
La force de ce mythe est qu’il est adaptable, et quand Anouilh l’a repris – j’allais dire sous une forme plus habile dans l’écriture parce que plus accessible à ses contemporains – il s’est passé une chose assez curieuse. Quand la pièce a été jouée en 43 au Théâtre de l’Atelier, des critiques de l’époque avaient écrit "Créon, c’est Pétain", c’est-à-dire celui qui doit maintenir le cap quand le navire est dans la tempête. Et après la Libération, quand la pièce a à nouveau été jouée, toujours au Théâtre de l’Atelier dans la même mise en scène et avec les mêmes interprètes, les critiques ont écrit cette fois qu’Antigone incarnait celle qui dit non, soit la Résistance. C’est donc notre capacité de projection qui fonde l’identification. Évidemment, on est toujours séduit par l’aptitude au refus… Mais en même temps, il faut reconnaître la charge intégriste qu’il y a dans la position d’Antigone ; j’avais dan un premier temps pris cela pour un refus de l’ordre établi, mais le fait que ce soit appuyé sur un phénomène religieux me pose problème.
Jean-Paul Tribout à René Loyon :
Au fait, comment as-tu trouvé ton Antigone ?

J’ai connu Marie dans le cadre d’une préparation pour le concours des "jeunes talents ADAMI", en 2003. Deux ans plus tard je lui ai proposé un rôle dans une pièce écrite par Yedwart Ingey, La Fille au ruban bleu. Puis elle a joué dans Rêve d’automne, de Jon Foss. J’apprécie beaucoup l’énergie qu’elle apporte dans ses personnages et j’ai donc pensé à elle pour incarner Antigone.
Les réactions de nombreux spectateurs, qui ont chaleureusement félicité la comédienne pour son jeu nuancé et intense, attestent que le metteur en scène a vu juste en choisissant son Antigone – et Marie Delmarès d’expliquer ainsi comment elle a abordé son rôle :
On est surtout partis du texte. Je trouve que c’est difficile de nuancer le personnage d’Antigone, qui est très entier. Mais on a quand même travaillé là-dessus, en essayant de ne pas en faire un personnage monolithique – on l’a abordée comme quelqu’un de fragile au moment de mourir, même si elle ne doute pas de la légitimité de ses choix et qu’elle en assume jusqu’au bout les conséquences. Peu à peu on s’est mis en tête qu’on était un groupe de comédiens qui s’emparait du personnage d’Antigone et qui racontait l’histoire d’Antigone ; on est au service d’un texte et l’on essaie de le transmettre de la façon la plus simple possible.

Du côté des traductions…
René Loyon :

Ma première mise en scène s’appuyait sur une traduction d’André Bonnard – un poète suisse qui avait traduit Antigone pour sa création à la Comédie-Française dans les années 50 – celle-là même qu’a repris Jean Vilar. C’est une traduction très belle, assez fleurie, très lyrique et poétisante, mais qui a un peu vieilli. J’ai monté ensuite la traduction de Jacques Lacarrière – un grand helléniste qui est aussi poète, auteur, entre autres, de L’Été grec. Ce qui me plaisait dans son écriture est qu’il cherchait à être direct, très simple. Et quand j’ai commencé d’envisager une troisième mise en scène, je pensais reprendre le texte de Lacarrière mais j’ai quand même lu une quinzaine de traductions avant de choisir, parmi lesquelles plusieurs sont passionnantes mais extraordinairement compliquées, un peu alambiquées – par exemple celle d’un philologue, Jean Vollac, qui a abordé son travail comme s ‘il fallait rendre en français moderne toutes les richesses des niveaux de langue du grec ancien. Et puis je suis tombé tout à fait par hasard sur la traduction de Florence Dupont qui venait juste de paraître – je la connaissais surtout comme latiniste ; c’est grâce à elle que les gens de théâtre se sont à nouveau intéressés à Sénèque. Je l’ai lue et j’ai immédiatement changé mon fusil d’épaule : c’est elle que j’allais mettre en scène. Je trouve que c’est une langue absolument formidable, très concrète et en même temps poétique.
 
Une sobriété de langue qui, remarqua Jean-Paul Tribout, correspond parfaitement à la mise en scène très dépouillée de René Loyon – un décor réduit à trois ou quatre sièges et une table aux formes arides rejetés en périphérie de plateau, des costumes contemporains aux lignes épurées, un texte toujours parlé où le chant n’a aucune place…

Michel Mourlet :
La mise en scène est superbe ; je crois qu’il n’est plus vraiment possible de faire du péplum au théâtre aujourd’hui : le cinéma est passé par là, et le théâtre ne doit pas courir après le cinéma. J’ai été très intéressé par ce dépouillement, je trouve qu’il met bien en valeur le texte et qu’il permet à l’imagination de se déployer entièrement sans qu’elle soit gênée par un excès de décor, qui la contrecarrerait. Personnellement, j’étais en Grèce ; il y avait le soleil grec à la verticale de ce carré blanc, qui évoque l’arène – et je n’aurai pas été en Grèce s’il y avait eu un décor plus lourd.
Adrien Popineau :
On a en effet voulu privilégier le texte, et comme on a travaillé sur une traduction très actuelle, je pense que si on avait opté pour des tenues plus connotées, un décor plus chargé, on serait passés à côté de l’actualité de ce texte. Pour qu’il puisse résonner aujourd’hui au XXIe siècle comme le permet  la traduction, et pour que l’on puisse rêver autour de lui, René a privilégié un jeu retenu, des costumes sobres, et un décor très réduit.
Jean-Paul Tribout :
Rien ne distrait de la fable elle-même. Il n’y a pas folklorisation, "viollet-le-ducalisation" de la Grèce antique.
Quant aux costumes, qui sont presque tous de couleur sombre ou de teintes sourdes, à l’exception de celui d’Antigone et d’Eurydice :
Marie Delmarès :
René voulait qu’Antigone porte une tenue qui tranche ; c’est pourquoi elle a un haut d’une couleur un peu plus claquante [en fait une teinte rouille – NdR]. Eurydice, elle, est incarnée par la comédienne qui joue Ismène et René trouvait intéressant de bien marquer la distinction entre les personnages par le costume : Ismène est vêtue en noir, Eurydice porte une robe de velours rouge. Je pense qu’il a choisi ce rouge écarlate parce que cette couleur est traditionnellement associée à la tragédie et au théâtre.
René Loyon a ramené l’intégralité du texte à une même énonciation parlée, sans opérer de distinction entre ce qui doit être dit et ce qui doit être chanté. Une approche courante pour les metteurs en scène qui montent aujourd’hui des tragédies grecques, mais à l’égard de laquelle Florence Dupont se montre, paraît-il, très critique…
Yedwart Ingey :
À l’origine, il y avait une très nette distinction entre les parties parlées qui étaient dites par les comédiens, et les parties chantées, qui revenaient au chœur et au coryphée. Et Florence Dupont a pour thèse que, quelle que soit la valeur du texte donné au protagoniste, au deutéragoniste et au tritagoniste – il n’y avait que trois comédiens pour incarner tous les rôles parlés – celui-ci n’intéressait pas les Grecs. L’essentiel pour eux c’était le chant et la danse ; en dehors de cela, ils pouvaient écouter ou ne pas écouter, ce n’était pas important. Si elle a raison, ça veut dire que dans la tragédie telle qu’elle nous arrive aujourd’hui, ce qui compte, ce sont les parties dévolues au chœur et au coryphée. Et qu’en effet, en abolissant les différences entre les parties chantées et les parties parlées on commet un contresens total sur la portée de l’entreprise théâtrale de l’époque antique. Je ne sais pas si elle a tort ou raison, mais il me semble que si l’on divisait le texte entre chant et parole dite, on serait dans une sorte de forme opératique, et je pense que ça n’aurait pas le poids que ça a pris avec la tradition théâtrale.
Michel Mourlet :
Il faut aussi penser que les partitions d’origine ont été perdues – sauf pour une ou deux tragédies d’Euripide ; il subsistait des morceaux à partir desquels on a tâché de reconstituer la musique qui, paraît-il, aurait été composée par Euripide.
Pour revenir au chœur il représentait, dans l’Antiquité, une opinion collective – c’est une sorte de modérateur qui essaie de donner le juste sentiment de ce qu’il faudrait penser à tel ou tel moment. Cela signifie que le dramaturge confrontait des avis, et que le chœur intervenait de temps en temps pour donner un peu le ton de l’opinion publique. C’est donc un peu dommage d’enfermer ce chœur dans un seul personnage : ce faisant on individualise ce qui correspond à l’expression de l’opinion du peuple au moment de la représentation.

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  • : Ce blog au nom bizarre consonant un rien "fantasy" est né en janvier 2009; et bien que la rubrique "archives" n'en laisse voir qu'une petite partie émergée l'iceberg nykthéen est bien enraciné dans les premiers jours de l'an (fut-il "de grâce" ou non, ça...) 2009. C'est un petit coin de Toile taillé pour quelques aventures d'écriture essentiellement vouées à la chronique littéraire mais dérivant parfois - vers où? Ma foi je l'ignore. Le temps le dira...
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