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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 18:45

Je n’ai que modérément apprécié le dernier roman de Franck Thilliez* ; comme souvent lorsqu’un livre me déçoit, les formules assassines ont fleuri dans mon esprit et je me délectais à l’avance de pouvoir planter quelques piques venimeuses.

J’ai ainsi failli écrire, dans la chronique à venir sur le site k-libre, qu’il était de ces romans qui font le lit de la triste idée reçue selon laquelle l’efficacité d’un thriller est inversement proportionnelle à ses qualités stylistiques… mais je me suis abstenue et me suis bornée à reconnaître ses points forts – car il en a – et à regretter certaines légèretés d’écriture. Non par crainte de blesser l’auteur ou son éditeur, mais simplement parce que je suis consciente que mon ressenti n’est rien autre que personnel et que je suis en outre convaincue qu’il ne sert de rien d’exercer sa verve caustique sur un livre quand on n’est pas soi-même capable d’en écrire un qui soit sans défaut et brille par tant d’éclats littéraires que l’on ne puisse devant lui que baisser le chapeau.

Ô certes j’aime lire des chroniques acerbes et j’admire les chroniqueurs qui savent manier avec un talent consommé le fouet à neuf queues sur le dos de pauvres médiocrités injustement mises en vedette – mais en général ceux-là sont aussi par ailleurs des écrivains brillants… et quand tel n’est pas le cas, il n’y a que cela à répliquer – la critique est facile et l’art difficile…

* Franck Thilliez, Fractures, éditions Le Passage, octobre 2009, 377 p. – 21,50 €.

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  • Entre littérature et arts visuels, à la poursuite des ombres, je cherche. Parfois je trouve. Souvent c'est à un mur que se résume le monde... Yza est un pseudonyme, choisi pour m'affranchir d'un prénom jugé trop banal mais sans m'en écarter complètement parce qu'au fond je ne me conçois pas sans lui
  • Entre littérature et arts visuels, à la poursuite des ombres, je cherche. Parfois je trouve. Souvent c'est à un mur que se résume le monde... Yza est un pseudonyme, choisi pour m'affranchir d'un prénom jugé trop banal mais sans m'en écarter complètement parce qu'au fond je ne me conçois pas sans lui

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