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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 17:47

Le programme s'est bien évidemment concocté sur le long terme et sa teneur définitive est sans doute arrêtée depuis plusieurs semaines – avec les réserves d'usage quant aux éventuelles défections inopinées. Mais il n'est rendu public qu'aujourd'hui, au lendemain de la conférence de presse qui était organisée hier soir à Sarlat – il est en ligne sur le site du festival; aussi n'en reproduirai-je rien ici puisqu'il est accessible là.

L'affiche est brillante : y scintillent entre autres les noms célébrissimes de Shakespeare, Mozart, Antigone, Carmen, Roméo, Juliet, Hamlet... On remarque aussi une très nette orientation musicale – pas moins de sept spectacles ont à voir avec la musique, classique ou de cabaret en passant par l'opérette et l'opéra – en même temps qu'une forte inclinaison vers la comédie, virant à la subversion avec Romain Bouteille et Le Cabaret des engagés.
  Certes, depuis que je suis le Festival, j'ai toujours rencontré musique et comédie en bonnes places dans la programmaion, mais il me semble qu'en 2009 elles jouissent d'une importance accrue.
De prime abord, l'idée vient qu'a été jouée la carte du succès assuré. Idée trompeuse car le programme s'avère profondément surprenant - et par là courageux : derrière les grands noms se profilent des versions revisitées qui promettent de décoiffer ; quant aux "petites formes", elles se signalent par une formidable inventivité, plus accusée et plus chamarrée me semble-t-il que les années précédentes (j'écris cela en soulignant que je n'ai d'autres points de comparaison que les trois derniers festivals). Je me demande, ainsi, ce que peut bien être L'Authentique histoire de la comédie musicale, un spectacle annoncé comme une "conférence animée et chantée"… Les propositions de cette cinquante-huitième édition m'ont tout l'air de témoigner d'une volonté de secouer plus vigoureusement qu'à l'accoutumée les habitudes des spectateurs, et peut-être aussi de remettre à l'ordre du jour un enjouement qui, l'an passé, s'était teinté d'une gravité parfois très dure – je songe à la cruauté barbare de Sa Majesté des Mouches, à la puissance engagée de Mère Courage et ses enfants.

Que dire de plus? Je ne puis aller outre ces vagues "impressions premières", d'autant plus vagues que je n'ai pas eu comme l'an passé la possibilité d'assister à la conférence de presse: la présentation du programme restera pour moi définitivement silencieuse, réduite à son expression textuelle qui, pour soignée et finement rédigée qu'elle soit, ne saurait avoir l'irremplaçable charme d'un exposé prononcé en direct par l'un des artistes – aurais-je été voir La Fourmi et la cigale si François Mougenot n'en avait dit un extrait à la Maison d'Aquitaine? – ou par le directeur artistique, Jean-Paul Tribout, dont l'art de l'annonce fait toujours merveille.

Pourtant, au fur et à mesure que j'écris, je sens la curiosité s'aiguiser et poindre l'envie de l'expérimentation; tel spectacle qui, ainsi couché en silence sur son fichier électronique ne m'a guère tentée d'abord devient peu à peu attrayant au fil des relectures attentives. Et voilà devenues cinq ou six les trois pièces que, d'office, j'avais inscrites dans mon petit agenda personnel en découvrant pour la première fois le programme 2009. D'ici l'ouverture des réservations, d'autres viendront peut-être s'y agréger – et je n'ose présumer de "l'effet Plamon" qui si souvent mène au débotté vers les gradins les festivaliers indécis… 

Festival des jeux du théâtre de Sarlat  
B.P. 53
24202 SARLAT CEDEX

Tél. : 05 53 31 10 83
Fax : 05 53 30 25 31
Courriel:
festival@festival-theatre-sarlat.com

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Publié par Yza - dans Billets
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  • : Ce blog au nom bizarre consonant un rien "fantasy" est né en janvier 2009; et bien que la rubrique "archives" n'en laisse voir qu'une petite partie émergée l'iceberg nykthéen est bien enraciné dans les premiers jours de l'an (fut-il "de grâce" ou non, ça...) 2009. C'est un petit coin de Toile taillé pour quelques aventures d'écriture essentiellement vouées à la chronique littéraire mais dérivant parfois - vers où? Ma foi je l'ignore. Le temps le dira...
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  • Entre littérature et arts visuels, à la poursuite des ombres, je cherche. Parfois je trouve. Souvent c'est à un mur que se résume le monde... Yza est un pseudonyme, choisi pour m'affranchir d'un prénom jugé trop banal mais sans m'en écarter complètement parce qu'au fond je ne me conçois pas sans lui
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