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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 13:28
Printemps...

Depuis le solstice d’hiver, les journées insensiblement croissent, minute par minute, matin et soir. L’on ne s’aperçoit de rien d’abord, pourtant à la fin du mois de mars, la brèche diurne est déjà large – l’aube est là plus tôt, elle accompagne désormais le corps au réveil : aussi lentement qu’il s’extirpe du repos nocturne, une lumière à peine grise mêlée à celle que dispensent les réverbères commence à filtrer à travers les volets mal joints en même temps que des chants d’oiseaux de plus en plus nombreux piquettent ce vague brouhaha urbain que la nuit ne parvient jamais à réduire tout à fait ; et le soir, le crépuscule s’alanguit, se prolonge, se laisse mieux goûter, invite à s’octroyer une pause que l’on ne s’accordera plus quand, bientôt, à la même heure, il fera encore grand jour.
 
L’émergence est difficultueuse : le ciel se fait colère et capricieux, jouant du grand soleil et de l’averse comme un magicien de ses colombes et foulards. Avant-hier bleu cru, aujourd’hui chargé de rouleaux brassés à grands renforts de vents tels de larges draps par de vigoureuses lavandières. La douceur qui s’installe reste timide, et traître : lénifiante au premier abord elle fraichit puis devient glaciale. Soleil froid, grisaille douce : les cartes du temps qu’il fait se brouillent. Comme si cet arrachement à la torpeur hivernale n’allait pas sans douleur ; comme si, au fond, ce n’était pas un soulagement que de quitter le sommeil pour aller vers la veille et que, là-bas, sous la grande clarté de l’été se devaient trouver des cauchemars et des chaos pires que ceux couvés par la nuit. Pourtant les claires journées ensoleillées restent symboles du bien-être parfait… peut-être parce que la lumière absolue aveugle et empêche de voir les monstres. Mais n’accuse-t-elle pas, aussi, dans son implacable dureté, les reliefs et les arêtes qui tranchent et déchirent ?
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commentaires

:
La lumière derrière la vitre plein sud éclaire et réchauffe enfin mais elle aveugle aussi et mes yeux pleurent. Jamais contente !
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Y
<br /> Les fenêtres plein sud, je connais.... ma cuisine se prend le soleil pleins murs toute l'après-midi. L'hiver, c'est agréable. L'été... je n'en parle pas. L'évier en inox chauffé à  blanc, ça<br /> dissuade d'y passer ne serait-ce que le temps de rincer une salade . Le soleil, je l'aore. A condition de pouvoir m'en préserver :-)<br /> <br /> <br />

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  • : Terres nykthes
  • : Ce blog au nom bizarre consonant un rien "fantasy" est né en janvier 2009; et bien que la rubrique "archives" n'en laisse voir qu'une petite partie émergée l'iceberg nykthéen est bien enraciné dans les premiers jours de l'an (fut-il "de grâce" ou non, ça...) 2009. C'est un petit coin de Toile taillé pour quelques aventures d'écriture essentiellement vouées à la chronique littéraire mais dérivant parfois - vers où? Ma foi je l'ignore. Le temps le dira...
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  • Entre littérature et arts visuels, à la poursuite des ombres, je cherche. Parfois je trouve. Souvent c'est à un mur que se résume le monde... Yza est un pseudonyme, choisi pour m'affranchir d'un prénom jugé trop banal mais sans m'en écarter complètement parce qu'au fond je ne me conçois pas sans lui
  • Entre littérature et arts visuels, à la poursuite des ombres, je cherche. Parfois je trouve. Souvent c'est à un mur que se résume le monde... Yza est un pseudonyme, choisi pour m'affranchir d'un prénom jugé trop banal mais sans m'en écarter complètement parce qu'au fond je ne me conçois pas sans lui

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