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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 14:59

Et tout d’abord, un ramassis de dates… qui firent date récemment dans mon petit paysage intérieur. En marche arrière, cela va de soi.

Samedi 23 septembre 2017
C’était, cette semaine, la reprise des cours à l’atelier photo argentique du centre d’animation Paris Rébeval. J’avais découvert cet atelier tout à fait par hasard fin 2016, en allant voir les créations que Marie-Annick exposait au centre – dessins et broderies dont un étonnant manteau dont je me dis aujourd’hui en écrivant ces lignes que, tout figé qu’il était sur son support à l’instar de n’importe quel vêtement offert à la vue de telle manière que chaque personne le contemplant puisse s’en imaginer vêtue et le croire fait pour elle, il avait quelque chose de vivant, qu’il «vivait en soi» indépendamment de qui le porterait mais, songeant dans le même temps au récit que m’avait brodé l’artiste autour de sa création et qui venait à l’entour de celle-ci l’enrichir au même titre que les coutures et les motifs retravaillés dans la matière même, je me dis qu’il s’agit moins de vie propre que d’histoire – un manteau doté d’une biographie en somme (bio-graphie: de la vie donc tout de même…).
C’est par le biais de la pratique photographique et du tatouage – autre fil d’encre, comme l’écriture du reste, tendu et plongeant dans les profondeurs de ma psyché que je sais fécondée par d’incessantes vibrations synchronistiques, mais ce serait partir trop loin que de tâcher, ici et maintenant, de le suivre fût-ce le long d’une seule de ses ramifications (mais peut-on, dans le foisonnement synchronistique, s’attacher à une seule ramification quand justement le propre de la synchronicité est de déployer une formidable prolifération d’échos?) et puis… ce n’est pas mon intention que d’aller dans cette direction – non: je veux juste rappeler que c’est à l’occasion de ma première initiation à la photographie argentique au centre Spéos, à une époque où je fréquentais régulièrement le studio All Tattoo de la rue Saint-Sabin, que j’ai rencontré Marie-Annick qui elle aussi venait au studio assez souvent mais pour prendre des photos, non pour se faire encrer elle-même. Depuis nous sommes restées amies et bien que je me sois quelque peu éloignée ces deux ou trois dernières années, je reste attentive à ce qu’elle fait, à ce qu’elle entreprend – et c’est ainsi qu’un soir je me suis emparée au vol d’une brève disponibilité pour aller voir ses créations au centre Rébeval. Quand j’y suis allée il y avait un cours et le labo était ouvert; comme je venais de dire à Marie-Annick que j’avais pus ou moins laissé tomber la photo depuis que l’animateur de la MJC de Créteil avait été licencié – n'ayant plus de maître pour me guider ni de condisciples qui m'eussent maintenue dans la dynamique d'un groupe constitué, je m’étais laissée lentement glisser vers l’apathie photographique, et ce bien que la direction m’ait offert en échange d’une simple cotisation la possibilité de profiter à ma guise du labo – elle m’a aussitôt incitée à discuter avec celui des deux enseignants qui était présent. Lequel m’a fait visiter les installations: six postes de travail répartis sur deux salles, des ustensiles et des produits impeccablement rangés… j’ai bien sûr demandé si je pouvais m’inscrire à l’une ou l’autre des sessions proposées mais non: tout était complet et je n’avais d’autre choix que d’attendre la rentrée prochaine pour m’inscrire à l’un des cours. Ouverture des inscriptions: juin. Bien entendu je m’y suis prise au dernier moment, comme si je voulais à tout prix rater le coche alors même que je savais ne pas vouloir abandonner la photo et ne pouvoir continuer qu’à la condition de rejoindre un groupe et d’être encadrée, guidée dans ma pratique. J’ai malgré tout fini par obtenir une place, la dernière qui restât – un signe: mes pulsions autodestructrices avaient cette fois été vaincues, in extremis mais vaincues tout de même! et c’est ainsi que ce 23 septembre 2017, je remettais les pieds dans un labo, avec cette irremplaçable sécurité qu’apporte l’accompagnement d’un enseignant. Autre signe : ce premier cours a eu lieu juste après une période où j’aurais eu beaucoup de difficultés à dégager une après-midi entière vouée à la photo. Tout semblait se liguer pour que mon renouement argentique s’accomplisse dans les meilleures conditions.
Jusqu’à ces gestes que j’avais contre toute attente si aisément retrouvés au cours de la semaine qui avait précédé ce premier cours: dans la perspective de cette reprise, je m’étais enfin décidée à développer ces quatre films réalisés en 2016 et que j’avais abandonnés à leur latence au point de ne plus même savoir ce qu’il pouvait y avoir dessus. Je m’étais donc procuré les produits idoines, avec toutefois cette crainte qu’ils fussent gâchés parce que, trop rouillée, j’aurais avant de les utiliser bousillé les films par suite de mauvaises manipulations. Mais le premier développement se fit au mieux, et les trois suivants pareillement. Mes doigts en effet se sont tout de suite déliés, refaisant avec une surprenante fluidité et comme si je n’avais pas traversé plusieurs mois sans toucher une spire, tous les gestes du développement, sans être le moins du monde gênée de devoir après une si longue interruption procéder dans l’obscurité totale, retrouvant même par réflexe le rythme des agitations à chaque étape du processus.
Mais pendant que ce déliement me rassurait, je devrais constater que cette autre voie ô combien étroite par laquelle je tiens au monde – l’écriture – allait s’étrécissant et jusqu’à une telle ténuité qu’elle valait disparition. Je perdais mon savoir-dire et mon aptitude à figer dans l’écrit ce qui vivait dans mes pensées. De plus en plus souvent j’ai senti les mots se terrer hors d’atteinte et les phrases d’abord forgées mentalement bien au clair se muer en fouillamini* dès qu’était tentée la moindre concrétisation. J’avais néanmoins, peu après ce constat, réussi à formuler cela:

Je perds la voie des mots mais écrire ce que l’on sait perdre n’est-ce pas croire qu’on le perd un peu moins? Croire qu’on le perd un peu moins, et non pas le perdre un peu moins! Un “croire” qui tient de la pensée magique!

Depuis bien des semaines ont passé, dont plusieurs en silence, l’écriture retirée loin comme une marée descendue si bas qu’elle ne pourrait plus remonter. Mais c’est aussi grâce à la photo que j’ai renoué avec elle – j’en veux pour preuve ces lignes mais, avant elles, c’est une multiplication de ces signes synchronistiques dont les surgissements m’interpellent constamment qui attisèrent les braises moribondes…
Notamment ce concours amateur d’un genre un peu particulier auquel je participe depuis l’édition 2012, Photovision, dont j’ai failli me détourner faute de disposer d’images «pertinentes au thème» à transmettre avant le 25 novembre 2017 ‒ ledit thème, «Vibrations», m’ayant inspiré beaucoup d’«idées» qu’aucune prise de vue n’avait concrétisées. Surtout j’avais présente à l’esprit la manière lamentable dont je m’étais sabordée lors de l’édition précédente: après avoir eu la joie de voir trois de mes photos retenues fin 2016 je m’étais débrouillée pour les déposer à la toute dernière minute, le dernier jour où il était encore possible de le faire de sorte qu’aucun responsable de l’événement n’était là pour les réceptionner; j’avais en outre gâté l’encadrement en découpant moi-même, prise par l’urgence, des marie-louise pitoyables qui de plus «servaient» des photos mal tirées (seule devant mon agrandisseur, j’avais complètement raté mes masquages et donc échoué à réaliser des tirages qui eussent été conformes aux images issues de mes négatifs scannés que le logiciel avait automatiquement rééquilibrées) au point que l’une d’elles n’a pu être accrochée. Consciente de ce jeu de massacre et écœurée d’un tel autogâchis, qui à coup sûr prendrait un relief accru à la vue des autres œuvres dont je savais qu’elles étaient remarquables pour avoir été membre du jury de sélection et qu’elles seraient merveilleusement mises en valeur par l’accrochage, je n’avais même pas eu le cran de m’y confronter: je ne suis pas allée voir l’exposition, je n’ai pas assisté au décrochage et, pour couronner le tout, je n’étais pas davantage allée retirer mes photos dans les délais impartis, abandonnant ainsi mes cadres au profit de l’association…
Pour l’édition 2018, pas question de réitérer ce contre-exploit; si je me résolvais à participer, il me fallait à tout prix prévenir pareil piétinement. Une fois décidée, j’ai donc envoyé la veille de la date de clôture des candidatures cinq photos dont une seule serait à tirer (je savais qu’en cas de sélection, je serais aidée au tirage), et cinq textes écrits à la hâte mais avec… oui, une certaine satisfaction! Ô la bouffée d’air qu’a été cette intention enfin menée jusqu’au bout, conclue par un acte concret! Cette participation manifestait aussi mon attachement à une association dont je voulais rester membre tandis que je n’avais plus pris part à aucune de ses activités depuis presque un an et, pour sceller cet attachement, j’acceptai de faire partie du jury convoqué pour le 1er décembre. À nouveau, moment délectable de socialité autour de la photo, considérations techniques et esthétiques mêlées composition… Et ce soir-là, tandis que la réunion prenait fin (avec à la clef une acceptation de mes cinq photos dont une sous condition de recadrage et deux autres à encadrer verticalement quand le sens initial de la prise de vue était horizontal – changement de «sens» à tous points de vue…), je recevais sur mon mobile un SMS de Marie-Annick m’invitant à passer chez elle le lendemain – un samedi de cours au centre Rébeval. Une tasse de thé chaud quand dehors le froid était rude, le bon sourire de son compagnon, Alexandre, poète à ses heures, vidéaste en quête de Mélusine et à leur côté des bouffées de ressouvenirs, de soirées où l’on fête le Nouvel an au feu des amitiés ravivées… Et enfin à plus d’un mois de distance je crois fixer dans ce flot de mots quelque chose du brasillement qu’ont provoqué ces moments entrechoqués – mais je sens bien que le cœur lumineux de ce brasillement, là où bat le sens, reste enfoui, encore à débusquer dans ce que je voudrais, pourtant, être la palpitation même de la signifiance et qui n’en est que l’ample mante.

Lundi 1er janvier 2018

L’année 2017 a pour moi la triste figure d’une friche décomposée et si je devais lui prêter un visage, ce serait celui-là, décoloré, déliquescent, dont on ne reconnaît plus les traits brouillés, que j’ai saisi sur une affiche vieille de plusieurs mois et mise à mal par les intempéries. 2017 ou le champ des gâchis – à ce concours Photovision haché menu par mes propres soins s’ajoutent ces myriades de projets avortés, de textes en brouillon plus nombreux que jamais dont l’amassement matérialise dans toute sa noire prégnance l’indigeste sentiment d’échec qui me plombe l’âme. Échec à voir, à entendre surtout – car je sais que tout texte achevé, même simple «chronique», vaut torche pour moi grâce à laquelle je déchire des pans entiers de brouillard. Et rien n’est plus amer que de sentir une clarté proche s’éteindre sitôt aperçue mais dont on va garder longtemps en tête la trace fantôme. L’amertume se remâche alors de jour en jour avec la persistance du souvenir de cette trace évanescente.
Qu’en sera-t-il de 2018? Un puissant signe synchronistique déjà marque cette journée inaugurale. Je suis à La Croix-de-Pierre, la maison de mes grands-parents où j’ai passé toutes mes vacances, et j’écoute la première «Matinale» de l’année sur France Culture. L’invité est Jean-Claude Carrière, interviewé à l’occasion de la parution de Du nouveau sur l’invisible – une série d’entretiens qu’il a eus avec Jean Audouze et Michel Cassé, reprenant le principe de l'ouvrage paru en 1988 Conversations sur l'invisible. Un titre pareil ne s’oublie pas et aussitôt je me suis souvenue d’avoir offert ce livre à mon grand-père – passionné d’astrophysique et de mathématiques, autodidacte de la plus belle eau, il consacrait une large part de son temps de retraité aux calculs, à l’étude, lisant beaucoup… il avait ainsi réuni au fil des années une petite bibliothèque scientifique restée intacte depuis sa mort voici presque vingt ans. Je m’y suis précipitée dès l’émission finie et, parmi ses livres, je retrouvai en effet sans peine celui-là, protégé par une couverture de plastique improvisée, taillée très probablement dans la poche même où le libraire avait glissé le volume lorsque je l’avais acheté – on y voit sur fond blanc le nom GALLIMARD en capitales rouges au-dessus duquel se tend, dessiné en noir et blanc, un avant-bras terminé par une main ossue tenant élégamment entre pouce et index une longue plume achevant de tracer NRF. À l’intérieur, sur la page de garde, deux numéros de page notés au crayon et renvoyant à une citation de Paul Valéry – mon écriture, attestant que j’avais dû tâcher de lire le livre – et plus bas sur cette même page, au crayon aussi mais de la main de mon grand-père, un renvoi à la page 169 avec ce mot, «autodidacte»; à ladite page un large paragraphe est crocheté en marge: une définition de l’autodidacte selon Jean Audouze. En maints autres endroits mon grand-père a crayonné des marques – croix, soulignements, crochets en marge signalant des paragraphes entiers) – et c’est sa voix que j’entends, charriant tous les remords que j’ai de ne pas avoir su l’écouter et profiter de son enseignement quand il était là.
À trente ans d’intervalle, trois hommes reprennent leurs Conversations sur l’invisible; le jour, la manière dont j’apprends l’existence de cette reprise et ce vers quoi elle me ramène: la synchronicité dans l’une de ses plus vives manifestations.

Mercredi 3 janvier 2018

Cette après-midi je rends visite à mon ami Otto K. Tandis que je m’apprête à prendre congé, il m’invite à passer dans son atelier avant de partir – une belle marque de confiance et d’amitié de la part d’un artiste… Nous bavardons encore un moment, puis il me tend l’une de ses œuvres récentes intitulée La Fée. «Tiens, je te l’offre…» Quel doux et bel instant... Passées les effusions de remerciement, je sens instantanément vibrer ma petite antenne synchronistique. Cette œuvre n’est pas seulement belle et source d’émotion esthétique: je la reçois comme une invitation à me réconcilier avec toute une part de moi que j’ai malmenée à coups de comportements névrotiques tout au long de ma vie d’adulte. C’est un faisceau de lumière qui m’est donné; plus que tout autre cette œuvre me prend par la main et me murmure de suivre une voie. Otto a dû lire en moi à mon insu!
 

La Fée est un photomontage – une photographie numérique qu’Otto a prise, plus ou moins retouchée puis imprimée sur laquelle il peint figures et motifs selon son inspiration du moment qui s’y trouvent, ainsi, mis en scène. Ici c’est une vieille souche de son jardin qui, voici quelques années, l'a mené sur les traces de cette petite fée. D’une masse ligneuse sèche et torturée, blanchie et fissurée par la nécrose son imagination et son talent de peintre ont fait naître cette superbe représentation génésique: la souche desséchée tout en creux et en reliefs a été parée de nuances bleutées, sa base prolongée de petites racines et prise jusqu’aux deux tiers par un fond brun quasi noir étoilé au fine grain. Le haut émerge dans une obscurité tout aussi dense mais nuée d’un liseré bleu clair. Et au cœur de cette forme dont je réalise, en écrivant, qu’il s’en faut de peu pour qu’elle devienne œuf, un creux qui évoque une matrice où se tient la fée, infiniment gracieuse dans pose souple, magnifiée d'une peau diaphane et luminescente, d'un visage paisible au doux souris et aux yeux clos, d'une longue, longue chevelure rousse – sa nudité tout en pudeur fait rayonner la gloire d'une beauté sereine.

Aujourd’hui, la souche est entièrement couverte de lierre – un lierre vigoureux, aux petites feuilles vert foncé trapues et abondantes, sous lequel a disparu le bois mort. Je songe à ces nymphes métamorphosées dont fourmille la mythologie grecque et me dis que sans doute la fée, bien protégée au sein du bois comme la chrysalide dans son cocon, a fini par sombrer dans le sommeil tandis que son corps coulait ses courbes douces hors des fissures pour, au terme d’une lente évolution, n’être plus que lierre…
 

Pour donner au concert synchronistique sa coda: cette première semaine de l’année 2018 au cours de laquelle a été scellée ma rencontre avec La Fée a été celle d’une autre célébration génésique – pendant quatre jours, Adèle van Reeth a consacré ses «Chemins de la philosophie» à la fameuse tétralogie cinématographique Alien, le premier volet étant «Naissance d'un monstre»...

 

 

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