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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 10:17

Le mercredi 27 juillet, exceptionnellement en dehors du traditionnel doublet de la Journée des auteurs, il y avait, au menu festivalier, deux spectacles. En plus de celui du soir – Mon oncle le Jaguar, d’après une nouvelle de l’écrivain brésilien João Guimarães Rosa – un autre se donnait en fin d’après-midi, qu’un léger excédent de trésorerie avait permis d’inviter et destiné au jeune, voire très jeune public: L’Île sans nom, une pièce de «théâtre poétique sur un fil» conçue et mise en scène par la danseuse sur fil Johanna Gallard.

Il y a beau temps que je n’appartiens plus aux classes d’âge concernées par ce que labellise la mention «jeune public» et, par ailleurs, je me sais dépourvue de cette inclination particulière de l’âme qui rend un adulte capable d’entrer de plain-pied dans ces univers que lui-même dit, et de toute la hauteur de sa «maturité», «enfantins» ‒ mais j’avais tout de même décidé d’aller voir L’Île sans nom, curieuse de tester ma capacité à recevoir un récit transmis par le seul langage non verbal. Je me disais en outre que ce dernier y serait comme mis à nu, rendu à sa pleine signifiance dramaturgique, et que mon œil, non «voilé» par l’écran intangible d’un texte qui monopolise l’attention à son seul profit – une «captation» dont un spectateur n’a pas forcément conscience, sauf quand le dire se retire et laisse place aux silences… ou que le dire ne raconte pas la même chose que le corps et fait hiatus… –, en saisirait mieux l’importance.

En voyant arriver sur scène le premier personnage avançant difficultueusement, tout enfoui sous de gros oreillers blancs au point d’en avoir une paire pour «chaussons» dont il va se débarrasser un à un pour trouver peu à peu une démarche assurée et grimper enfin sur le fil, je me suis tout de suite murmuré in petto «c’est un dormeur qui s’éveille dans son propre rêve». Ainsi me suis-je rendu compte qu’en l’absence de paroles qui donneraient le la de l’histoire à suivre je sécrétais moi-même du discours, je reconstituais inconsciemment, par une sorte d’opération-réflexe, la «textualité» manquante à partir de ce que me montraient les gestes, les mimiques des comédiens – et de ce que me faisait entendre une bande-son très présente. Mais assez rapidement, des aspérités ont surgi. Je sentais des ruptures, par moments je me trouvais incapable de mettre des phrases qui fissent lien entre les éléments que je percevais – et l’accompagnement sonore a je crois été pour beaucoup dans ce trouble: très agréable en lui-même, mêlant très harmonieusement mélodies instrumentales et passages bruités, percussifs, il m’a en revanche beaucoup perturbée par son rapport, plus que lâche, avec les gestes et les mimiques. Ses rythmes n’étaient presque jamais ceux du jeu des comédiens, un jeu qui de plus paraissait déconnecté de ce qu’allumaient dans l’imagination les sons et les mélodies, parfois la musique s’arrêtait tandis que les comédiens continuaient d’évoluer… bref: elle semblait vivre sa propre vie, sauf en de trop rares occasions où la rencontre heureuse se produisait, par exemple quand l’un des personnages éprouve le fil en lui donnant avec ses doigts repliés de petits coups, dont on entend le bruit amplifié en parfaite synchronisation… J’appris le lendemain que cette bande-son était une composition originale, dont les mélodies étaient jouées sur des instruments anciens, et dont les passages bruités avaient été réalisés à partir de bruits issus du fil. J’appris aussi qu’il y avait, à chaque représentation, de subtiles variations dans le spectacle qui exigeaient alors des adaptations très précises de la bande-son et que, à cet égard, il y avait eu aux Enfeus quelques cafouillages techniques qui avaient perturbé la synchronisation. Ma «gêne sonore» avait trouvé son explication – mais expliquait-elle à elle seule pourquoi j’avais été incapable de saisir une quelconque continuité narrative? Malgré tout, je garde le souvenir d’une succession de séquences en effet très poétiques, interprétées par des comédiens aux gestes gracieux, aux mimiques très expressives et jouant avec délicatesse de quantité d’accessoires qui contribuent beaucoup à cette poésie – par exemple de fines baguettes de bambou, ou des grappes de ballons multicolores… Cela a suffit à faire mouche : le public enchanté a longuement applaudi, et les enfants se sont pressés sur la scène à la fin de la représentation pour faire leur «baptême de fil» ‒ une traversée d’un bout à l’autre du fil que propose systématiquement au public (sans distinction d’âge) Johanna Gallard afin que l’on puisse avoir une petite idée de ces sensations si particulières que procure l’évolution sur fil.

À vrai dire un peu échaudée par ma déception insulaire, je redoutais assez d’être à nouveau déçue en arrivant à Sainte-Claire, d’autant que je n’avais pas eu le temps de découvrir le texte au préalable ni même de m’informer sur l’auteur au-delà de ce qui en avait été dit à Plamon. Mais dès le début un charme a opéré – rétrospectivement je sais que c’est la perception immédiate d’une cohérence d’ensemble qui m’a permis d’entrer dans le spectacle et de n’en plus décrocher. La bande son qui commence d’instaurer l’ambiance, l’arrivée furtive du personnage sur la scène, enveloppé d’une couverture dont il se dépouille, découvrant alors un corps nu qu’il habille à la hâte comme pour le faire enter en humanité, puis les premiers mots, la vivacité et la justesse des intonations… Rien qui fasse écharde. Pourtant, une certaine inquiétude s’est dessinée à force d’entendre des mots inconnus, des tournures à l’évidence empruntées au langage oral: je me suis dit qu’une fois privés de la chair que leur donne une voix de comédien bien posée ces mots, ces phrases rendues au silence de la page et au tracé policé des caractères imprimés devaient être illisibles. Mais j’ai remisé cette inquiétude à l’arrière-plan de mes pensées pour n’être plus que spectatrice. Et l’environnement sonore m’y a beaucoup aidée, relayant à merveille le jeu captivant du comédien. C’est un environnement sonore époustouflant, qui véritablement génère tout autour de l’interprète la luxuriance moite d’une jungle tropicale, fait pousser par la seule grâce évocatrice des sons toute une végétation en exubérance, gonflée de bruissements indistincts et dans la touffeur de laquelle on sent frémir des sortilèges. À la fois mélodique et bruitée, ponctuée par de surprenants feulements confinant à des murmures consonantiques mais tenant tout autant au chuintement de la terre humide que l’on foule, la composition sonore enflamme l’imaginaire, le met à l’unisson du langage déroutant que profère le personnage – mais un langage parfaitement intelligible dont le comédien laisse entendre avec une sidérante clarté les étrangetés, faisant d’elles le facteur même de son intelligibilité. Sa voix grenue, ses intonations, ses gestes et attitudes, ses mimiques que l’on sent aller toujours au rythme des mots et des sons et tout cela accompagné par de magnifiques jeux de lumières: une continuité de sens est créée qui, au-delà des phrases aux ossatures inhabituelles et des mots inouïs, donne accès à un récit. Un récit que l’interprétation magistrale de Thierry Lefever, en harmonie parfaite avec la mise en scène, fait émerger du texte.

Ces deux pièces, à mes yeux d’adulte et quoi que j’aie pensé de chacune d’elles en particulier, formaient un parfait diptyque, à la fois par ce qui les «similarise» – elles sont montées par deux compagnies locales, «les régionaux de l’étape», comme le souligna avec son humour coutumier Jean-Paul Tribout; les comédiens sont accompagnés dans l’une et l’autre par une composition sonore originale; d’elles deux émane une très grande beauté visuelle, touchante pour la première, bien plus étrange et trouble pour la seconde mais, peut-être par là même, d’autant plus magnétique – tout autant que par ce qui les oppose – l’une repose exclusivement sur le langage non verbal, l’autre donne à entendre un texte qui est, en outre, d’une extrême littérarité, caractérisé par un extraordinaire travail sur la plasticité sonore et sémantique de mots dont la presque totalité sont des réinventions mêlant emprunts étrangers, onomatopées, mots-valises… et faisant appel à toutes les ressources de fabrication lexicale auxquelles peut recourir une langue; la première s’est jouée en lumière naturelle, la seconde prend son plein sens grâce à de savants effets d’éclairage qui, en plus de sculpter les volumes et les reliefs par les jeux d’ombres et de clartés, dessinent de fascinants motifs… Le dernier point dont je puis dire qu’il oppose et lie simultanément ces deux spectacles est l‘impression qu’ils m’ont causée: tous deux m’ont visuellement happée, et captivée par leur accompagnement sonore, mais du premier je n’ai, à aucun moment, su véritablement saisir la logique narrative tandis que le récit déroulé par le second, une fois passées les premières minutes de désarroi que provoque une langue tout de suite inhabituelle, m’est apparu beaucoup plus accessible bien qu’à débusquer dans la luxuriance d’un texte difficile.

Oui, indéniablement: un beau diptyque que ces deux pièces qui chacune à sa façon, interroge le rapport au(x) langage(s) et, par là, éclaire les mécanismes d’entrée, puis d’adhésion au spectacle vivant,, et une riche expérience que de les avoir vues à la suite l’une de l’autre…

À 18 heures, au jardin des Enfeus: L’ÎLE SANS NOM Conception et mise en scène: Johanna Gallard Avec: Johanna Gallard et Laurent Cussinet. Bienveillance artistique: Michel Gibé Création sonore et musicale: Jean-Michel Deliers Régie: Laurent Morel Construction: Cyril Monteil et Serge Calvier Costumes: Céline Altazin et Mathis Jaquet Durée: 50 mn

À 21 heures, à l’abbaye Sainte-Claire: MON ONCLE LE JAGUAR D’après la nouvelle éponyme de João Guimarães Rosa (traduction de Jean Thiriot). Conception, adaptation, mise en scène et interprétation: Thierry Lefever Assistante à la mise en scène et à la direction d’acteur: Diane Meunier Création lumières: Thierry Lefever, avec l’aide de Thierry Mazelle et les conseils de Jean-Paul Ouvrard Univers sonore: André Harlé, dit «Taj» Durée: 1 heure

* La traduction de Jean Thiriot est parue aux éditions 10/18, Une nouvelle traduction, signée Mathieu Dosse, figure dans un recueil paru en février 2016 aux éditions Chandeigne, intitulé Mon oncle le jaguar et autres histoires. Le traducteur a rédigé une postface brève mais passionnante qui à elle seule vaut qu'on opte pour ce volume. C’est dans cette édition-là que j’ai pu découvrir le texte de Mon oncle le jaguar grâce à D., une fidèle parmi les fidèles qui m’avait gentiment proposé de me prêter le livre le lendemain de la représentation. Contrairement à ce que j’avais d’abord pensé pendant le spectacle, le texte écrit, lissé par les conventions typographiques, reste non seulement d’une extrême lisibilité mais il est véritablement jubilatoire, d’autant plus qu’on voit briller l’inventivité verbale, fût-ce à travers la traduction, en même temps qu’on comprend intuitivement comment celle-ci fonctionne et cela ajoute, je crois, du sens au sens.

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Îlettes plamonaises

Toujours à Plamon l’on est abreuvé de paroles précieuses et, à cet égard, 2016 n’a pas échappé à la règle. Mais il n’y en aura jamais, ici, d’infimes parcelles, subjectivement retenues et transcrites… Ce 28 julllet, Thierry Lefever a bien sûr donné des clés quant au texte de João Guimarães Rosa, à la manière dont il l’a abordé et dont il a travaillé à son adaptation scénique, mais il a aussi tenu à délivrer un message militant qui mérite bien d’avoir son écho, après avoir chaleureusement remercié les organisateurs du festival et les techniciens. Thierry Lefever: «Peut-être savez-vous que, depuis 2005, ce sont à peu près 2 500 événements et festivals qui ont été écourtés ou annulés faute de crédits, faute de soutien par les politiques – il faut bien appeler un chat un chat, ou un jaguar un jaguar… et Sarlat résiste. En résistant, ce festival nous offre la possibilité de jouer. Et pour nous autres comédiens, et intermittents du spectacle, dans les difficultés où nous sommes actuellement, c’est une nécessité de jouer. C’est un plaisir certes mais c’est aussi faire notre métier et j’insiste là-dessus: jouer est un acte de résistance. Et De plus en plus, chaque fois que je joue maintenant et dans les conditions que l’on connaît, c’est un spectacle de résistance.»

Et le jaguar? Ce texte difficile, d’autant plus difficile qu’il a été traduit, qui est un pur objet littéraire destiné à être lu et qu’on ne peut lire superficiellement, dans lequel il faut entrer puis s’immerger et auquel il faut penser intensément… Thierry Lefever: «Un texte difficile? Oui, sans doute, comme le sont, dans un genre différent, les textes de Kerouac, que j’ai interprétés pendant cinq ans… Je sais que ça demande des efforts au spectateur, et qu’il me faudra à peu près une dizaine de minutes pour le faire entrer dans le texte. Simplement parce que c’est un texte littéraire, et ça ne fonctionne pas comme un texte théâtral. Mettre en scène des textes littéraires est un pari difficile, d’autant plus quand le texte est en soi difficile! Je travaille d’abord sur de s textes qui me plaisent et dont je me dis que ça vaut le coup de les partager avec le plus de gens possible. Ensuite seulement, je me pose la question des moyens : quels artifices propres au théâtre vont me permettre de faire passer ce texte que j’ai choisi? Avec cette idée directrice que le théâtre, c’est d’abord ça: un texte, et un acteur, corps et voix… Avec Diane Meunier [l’assistante à la mise en scène], nous avions d’abord pensé créer un décor très réaliste, en reconstituant une sorte de cabane, avec de la paille, des branchages… puis finalement nous avons décidé de partir du texte et de l’acteur, de sa voix et, de là, nous avons travaillé la mise en scène pour que ces composantes ressortent le mieux possible. «Comme je ne connais pas la langue portugaise, je n’ai pas lu le texte original mais je l’ai tout de même parcouru et, en reconnaissant ici ou là quelques mots, proches du français ou identifiables par déduction, j’ai eu le sentiment que le traducteur [Jean Thiriot] était parvenu à restituer en français toutes les particularités de ce langage inventé, de ce sabir, sa dimension poétique avec ce que cela implique de travail sur les sons, les rythmes… Le texte, en lecture seule, dure une heure et demie; comme je ne voulais pas que le spectacle excède une heure, j’ai dû couper et, ce faisant, j’ai fait l’impasse sur quelques éléments, notamment le passé du personnage, ses parents… et en effet, ça supprime des clés mais justement, cela va dans le sens de ce que je souhaitais: laisser à ce narrateur sa part d’ombre, le rendre encore plus bizarre.»

Peu ou pas de décor matériel – mais un environnement envoûtant, tissé par l’admirable conjonction du son et des lumières, élaborés avec beaucoup de soin… Thierry Lefever: «Pour l’accompagnement sonore, en fait, je ne voulais pas d’une banale bande son qui paraphrase le texte ou qui ait un côté folklorique; je voulais une véritable deuxième voix, à la fois narrative et musicale. J’ai fait appel au compositeur Taj; je lui ai parlé du spectacle, je lui ai lu le texte en lui expliquant ce que j’attendais et, comme je n’ai pas beaucoup d’argent, nous n’avons pas pu répéter ensemble… Il a commencé par composer un bout d’essai d’un quart d’heure, histoire de voir si nous nous étions bien compris, si nous étions sur la même longueur d’ondes. Ce qu’il m’a proposé me convenait parfaitement, alors je lui ai demandé de m’écrire une partition d’une heure qui soit dans le prolongement de ce bout d’essai. Il m’a envoyé un premier C.D., puis j’ai répété avec ‒ difficilement au début car j’avais déjà travaillé le texte sans la musique. En l’écoutant, des choses me sont venues, j’ai gommé certains effets j’en ai ajouté d’autres… j’ai modulé mon interprétation en fonction de cette partition mais nous n’avons jamais répété ensemble, Taj et moi: nous avons procédé à distance, par concertations et ajustements successifs… Il n’empêche que le résultat est formidable: il a vraiment réussi à composer cette deuxième voix que j’espérais, qui est à l’unisson de la mienne et m’accompagne à la perfection tout au long du spectacle. Je trouve que sa composition renforce la dimension troublante du texte, et l’étrangeté de l’animal avec ces bruits qui évoquent le jaguar sans être de vrais cris… «Pour l’éclairage, ce qui m’intéressait était, paradoxalement, de mettre en lumière des ombres – et pour un régisseur, pour un technicien lumière, cette approche est rien moins qu’un défi! Je voulais que ce soit un spectacle peu éclairé, où je puisse être parfois complètement dans l’ombre, là aussi pour renforcer ce côté bizarre, trouble. Lorsque je joue en salle fermée, j’ai une grille au-dessus de la tête, et une douche qui crée de petits points de lumière en plus des feuillages recréés par projection. Hier soir, je ne pouvais évidemment pas avoir ce dispositif mais malgré tout, les techniciens ont réussi à ménager ces points de lumière; je redoutais aussi d’avoir à commencer à jouer quand la lumière naturelle est encore très présente et puis finalement, ça correspondait assez bien à mon intention d’amener progressivement le spectateur au plus profond de cette jungle, dans cette lumière très particulière qui sourd dans cette touffeur obscure. J’ai d’ailleurs ralenti un peu le spectacle, qui a duré environ cinq minutes de plus, parce que j’aimais bien cette sensation d’amener petit à petit le spectateur sur ce cheminement – un peu comme je dis au voyageur, au début: Entrez, entrez, laissez votre cheval dehors… C’était la première fois que je jouais en plein air, hier soir et, comme j’ai senti que ça prenait bien, malgré la difficulté du texte, je vais réfléchir à des modifications, voir comment je peux accentuer ce côté progressif dans la façon de conduire le spectateur.»

En effet, ce soir-là il y a eu une belle synchronisation entre le rythme du spectacle et celui de l’arrivée de la nuit, qui s’est approchée «juste comme il faut» pour que le dispositif d’éclairage puisse faire surgir à point nommé le jaguar, longue silhouette félinement sinueuse comme descendant à pas feutrés une pente touffue qui aurait miraculeusement recouvert la façade enfenestrée de la bâtisse donnant à la scène son arrière-plan… corps puissant et élégant, apparaissant là en conclusion – l’animal a donc pris le dessus, ou le rêve, ou encore la vision hallucinatoire? À chacun d’en décider…

Thierry Lefever sur scène, entre ombres et lumière, entre humain et animal. Le jaguar tout près.

Thierry Lefever sur scène, entre ombres et lumière, entre humain et animal. Le jaguar tout près.

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  • : Ce blog au nom bizarre consonant un rien "fantasy" est né en janvier 2009; et bien que la rubrique "archives" n'en laisse voir qu'une petite partie émergée l'iceberg nykthéen est bien enraciné dans les premiers jours de l'an (fut-il "de grâce" ou non, ça...) 2009. C'est un petit coin de Toile taillé pour quelques aventures d'écriture essentiellement vouées à la chronique littéraire mais dérivant parfois - vers où? Ma foi je l'ignore. Le temps le dira...
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